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 HELP - |P.E|

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AuteurMessage
Polie S. Travis
-Préfète-
-5ème année à Serdaigle-
-Préfète--5ème année à Serdaigle-
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Nombre de messages : 49
Date d'inscription : 15/04/2008

MessageSujet: HELP - |P.E|   Jeu 1 Mai - 18:01

Silence. Puis, il y eut un ostensible frisson. A quoi était-il dû ? Il y avait l’humidité désagréable de la salle commune, contrastant avec la douce chaleur de celle-ci quand Poudlard était encore la meilleure académie de sorcellerie anglaise. Mais il y avait également et surtout cette obscurité, partout, qui éveillait les fantômes. P était hantée par l’image d’elle et de son frère, se réfugiant dans le hall après une averse violente, ou encore de lui la suppliant de l’accompagner à Pré au lard, et ainsi de suite. Ces retours en arrière ne cessaient jamais, la laissant haletante et incapable de se rendormir. Elle n’avait pas peur, mais ce chagrin, mais cette nostalgie, mais tous ces sentiments qu’à quinze ans personne ne devrait avoir à affronter, emplissaient encore une fois son cœur. Aussi était-elle, après s’être habillée, sortie du dortoir pour aller dans la salle commune où, au moins, il y avait le feu qui éclairait un minimum les alentours. Seulement, une quarantaine de minutes suffit pour qu’elle fût complètement hors d’elle, incontrôlable, des larmes perlant au bord de ses cils et coulant aussitôt le long de ses joues sans même qu’elle se sentît la force de les balayer. Sa main ne bougeait pas. Elle était défaite. Puis, il y eut un ostensible sursaut. Quelqu’un, derrière elle, venait d’arriver. P pencha sa tête sur ses genoux, y essuya rapidement toutes ses larmes en espérant que les flammes ne laisseraient pas voir l’humidité de ses joues. C’était une de ses camarades, dont elle ne connaissait pas le nom mais qui la connaissait certainement étant donné qu’elle était préfète.

I - Polie ? Ca va ? Qu’est-ce que tu fais debout, à cette heure-ci ?
P - Rien. Il y a simplement ce devoir de métamorphose qui m’angoisse quelque peu. Va te recoucher et ne t’inquiète surtout pas.

Sourire doux. L’inconnue hocha de la tête puis lui souhaita bon courage à la préfète avec un ton d’admiration non contenu. Comment pouvait-elle croire une seule seconde à cette histoire de devoirs ? Il était bien évident que P ne se réveillait pas au milieu de la nuit pour réfléchir à la métamorphose. Un mince sourire apparut sur les lèvres de P avant que tout ne ressurgisse. Elle sentit de nouveau toute sa peine et comprit qu’il n’y avait qu’une seule solution, bien qu’elle regrettât de devoir en arriver là. Quinze minutes passèrent encore avant qu’elle ne se décidât, mais la solitude, mais la peine, mais les heures qu’il restait avant l’aube, la convainquirent finalement que c’était ce qu’il y avait de mieux. En priant pour qu’elle ne dérangeât pas la seule personne accessible à toute heure. D’un geste silencieux, elle se leva, et, habillée depuis l’instant où elle était sortie de son lit, sortit de la salle commune. Dans les couloirs, elle veillait à contrôler son souffle de même qu’elle marchait sur la pointe des pieds. Se retrouver dans Le Labyrinthe lui sembla bien plus facile que d’habitude, peut-être grâce à sa détermination, et enfin, elle parvint dans le hall, d’où les escaliers montaient uniformément vers les étages. Un, deux, trois. Quelques couloirs. Et enfin, la salle désaffectée. Vint alors l’élément le plus difficile de la soirée.

P - Elfe !

Elle toussa légèrement devant le silence qui perdurait : absolument rien ne se passait. Jusqu’à ce qu’enfin, une forme floue apparaisse, celle d’un fantôme, qui lui demanda ce qu’elle voulait, et, plein d’une étrange bienveillance, alla chercher l’Elfe qu’elle désirait voir. Celui-ci apparut avec un couinement, sans sourire et avec un regard fixe ; il attendait les ordres que cette élève comptait lui donner.

P - Va dans les dortoirs des Serpentards et réveille l’adolescente qui s’appelle Elizabeth Rothstein puis ramène-la ici.

L’Elfe prit une expression effrayée, connaissant le tempérament violent et très facilement irascible des verts et argent, puis il acquiesça d’un signe de tête timide avant de disparaître dans le même couinement que précédemment. P poussa un long soupir, avant de regarder autour d’elle : la pièce était vraiment dans un mauvais état. Elle ferma la porte doucement avant de déclencher l’interrupteur, la lumière éclatant alors. En quelques gestes, elle ramena les chaises devant les tables, et dépoussiéra d’un sort habilement lancé l’ensemble de l’estrade. Après quoi elle s’assit sur l’estrade, contre le mur, emmitouflée dans un pull aux couleurs de sa maison, craignant qu’E n’arrive longtemps après le départ de l’Elfe. Elle regarda sa main, retraçant les lignes qui la composaient et réfléchissant. Elle faisait venir son amie à une heure extrêmement tardive, mais elle savait qu’elle n’avait pas à être embarrassée sachant que le service avait été rendu inversement à de nombreuses reprises. L’aide était réciproque et c’est ce qui faisait de leur lien une amitié extraordinaire – qui surprenait d’ailleurs de nombreux élèves, depuis la rentrée. Et puis, il y eut un équivoque sourire. Un couinement avait retenti, faisant apparaître l’Elfe agrippé à E.R.
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