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 Kelen Marthym McAllister___END*

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Kelen M. McAllister
NOUVEAU | Présentation à Faire.
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Nombre de messages : 22
Age : 26
Citation : : "Prends garde mon enfant! C'est l'heure où le vampire blafard s'éveille sur sa couche vermeille."
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MessageSujet: Kelen Marthym McAllister___END*   Dim 13 Avr - 20:34

I. ÉTAT CIVIL.

  • Nom : McAllister
  • Prénom(s) : Kelen Marthym
  • Surnom(s) : Kyle
  • Âge : 27 ans
  • Date et Lieu de Naissance : Le 9 Août 1981 à Londres
  • Sexe : M
  • Orientation Sexuelle : Jusqu'à preuve du contraire, Hétéro.
  • Métier : Rédacteur en chef du Veritasserum (officieusement). Directeur du département des Mystères (officiellement).
  • Baguette : Baguette en ébène pour le corps, en bois de cerisier pour le manche. Rigide, elle contient un unique crin de licorne mâle. Excellente pour les maléfices, piètre pour la métamorphose, elle mesure 30.5 cm.
  • Sang : De la pire espèce.


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Dernière édition par Kelen M. McAllister le Dim 13 Avr - 23:12, édité 2 fois
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Kelen M. McAllister
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MessageSujet: Re: Kelen Marthym McAllister___END*   Dim 13 Avr - 21:38

II. FICHE RP.

Prologue : Les origines du mal.


    « L’histoire que je vais vous conter vous semblera certainement invraisemblable. Mais mon but n’est pas de vous convaincre, il est de vous instruire. Car, oui, je pense que mon existence, aussi courte soit-elle, est une source de savoir même pour le plus érudit. Assoyez-vous donc bien confortablement car le voyage que nous allons faire risque d’être… mouvementé. »

    Je suis né en l’an de grâce 1981, dans une ville rongée par l’hypocrisie et l’inégalité, j’ai nommé la célèbre Londres. Mon enfance se passa sans réel fait marquant. Mais passons cette période inintéressante de ma vie et consacrons-nous plutôt à mon adolescence. Jeune homme solitaire, amoureux de musique et marginal, je me fis remarquer grâce à mon goût prononcé pour les cigarettes, l’alcool et les jolies filles. Quelle demoiselle normalement constituée aurait pu résister à un mystérieux ténébreux dont la rhétorique égalait celle d’un poète ? Aucune. Je me forgeai donc ma petite réputation de tombeur et de « mauvais garçon ». A l’époque, fumer n’était pas bénin pour un sorcier, encore aux études de surcroît ! Pas très assidu en cours, mes professeurs se souvinrent plus de mes mauvais coups que de ma brillance d’esprit, m’en déplaise. Mais ma véritable notoriété, bien que je répugne à le dire, tenait de mes origines. Mes parents, des sorciers, avaient réussi à se hisser en haut de l’échelle sociale en menant à bien quelques escroqueries pécuniaires. Cependant, la communauté sorcière ne manquait pas de gens riches et ce n’était donc point ce facteur qui me singularisait des autres. Non, ma particularité émanait de mon sang. Ma famille ne comptait que des sorciers depuis quatre générations, autant dire qu’un jour ou l’autre elle serait répertoriée dans les « Sang Purs ». Peut-être aurait-elle pu déjà l’être si mon paternel n’avait pas failli à la règle. En effet, Craven – mon père – s’était volontairement laissé contaminer par une créature de la pire espèce : un vampire. Je vous l’accorde, il était tout sauf sein d’esprit. Mais tout de même ! Comment un aristocrate véreux avait-il pu tomber aussi bas ? Tout simplement en se laissant ronger par son ambition… Ah, papa, si tu savais comme aujourd’hui encore tu me révoltes ! Non que j’accorde de l’importance à la soi-disant valeur sanguine, mais regarde ce que tu as fait de moi ! Regarde un peu l’hybride que tu as engendré dans ta folie des grandeurs ! Moitié homme, moitié vampire, voilà ce à quoi je suis condamné.

    Fort heureusement, je ne reçus ni les canines, ni la contrainte de ne me nourrir que de sang. En fait, mon organisme ressemble bien plus à celui d’un humain que d’un prince de la nuit. Mon teint blafard, mon regard envoûtant et ma répulsion au soleil sont les seules cicatrices de cette alliance vampirique. Mais cet infini égoïste de père ne pensa pas non plus à ma pauvre mère qui dû porter, neuf mois durant, une créature au groupe sanguin inconnu dans son ventre. Nos gênes n’étant pas compatibles, elle attrapa une sorte de dégénérescence des cellules et mourut à mes dix-huit ans. J’ai appris à vivre avec cette culpabilité et peu à peu, j’oublie que je suis l’un des responsables de ce deuil. Mais il n’en fut pas toujours ainsi. En effet, dès le lendemain de la mort de ma mère, je fuis pour l’Amérique, persuadé que je pourrais m’y délester de mes problèmes. C’est alors que commença ma véritable descente aux enfers.


Chapitre I : Je me crois en enfer donc j’y suis.


    Dégoûté du monde magique, ma musique pour seule échappatoire, je décidai de former un groupe de rock. Seulement voilà, petit anglais aux poches vides, inconnu de tous ces New-yorkais grouillant, je pris conscience que, moi aussi, j’étais dépassé par mes ambitions. Je rencontrai Amy, une jeune américaine aux yeux magnifiques et à la poitrine généreuse. Après une soirée où je lui servis mille et un poèmes tout faits, elle tomba dans ma couchette et devint ma petite amie officielle. Elle me présenta à ses amis, de jeunes adultes irresponsables bien partis pour devenir des yankees, et je leur exposai mon projet. Nous montâmes donc notre petit groupe et, chaque soir, nous écumâmes les petits bars miteux de la « Grosse Pomme ». Au bout d’un an de galère, un producteur véreux nous repéra et nous proposa d’enregistrer notre premier single. Ce fut un flop magistral. Le groupe se désintégra et, suite à mes infidélités répétées, Amy me mit à la porte.

    J’étais revenu au point de départ : sans logement, sans famille et exilé de la communauté magique. J’allais sur mes dix-neuf ans et, déjà, j’avais l’impression d’avoir laissé ma vie derrière moi. Mes rêves s’écroulaient les uns après les autres, je n’avançais plus, je régressais. Dégoûté par la société et par ma misérable existence, je mena une vie dissolue et chaotique pendant près de deux ans. Ma profession ? Vendeur… de cocaïne, extasie, cannabis… j’étais drogué non stop et personne ne s’en souciait. En fait, je ne vivais plus aux yeux des autres. Dans la rue, aucun regard ne s’arrêtait sur moi, j’étais devenu un ectoplasme ambulant. J’errais de quartiers rongés par la pourriture en coins malfamés, vendant pour des fortunes de substances illicites. Bientôt, je pus même me payer une chambre dans un des hôtels en vogue du centre ville. Et, comme l’argent attire les femmes, je collectionnai les conquêtes, changeant de partenaire chaque nuit, n’hésitant pas à en mettre plusieurs à la fois dans mon lit.

    C’est alors qu’elle entra dans ma vie, Camilia. Je me souviens parfaitement de son allure lorsque, pour la première fois, mon regard se posa sur elle. Son visage était caché par une capuche de ténèbres et son corps dissimulé sous une cape tout aussi sombre. C’était la nuit noire, nous n’étions plus que quelques âmes en peine dans le chic bar de l’hôtel. Je ne pouvais entrevoir ses traits et, pourtant, elle exerçait une attraction torride sur tout mon être. Apparemment, je n’étais pas le seul à fantasmer sur cette silhouette d’ombre car tous les regards convergeaient en sa direction. Par Merlin, comment cela était-il possible ? Etait-ce un effet inconnu de la drogue ? Et tandis que je calmais tant bien que mal mon rythme cardiaque, elle ôta son capuchon et révéla alors la beauté à l’état brut. Subjugué, contemplateur, je renversai lamentablement mon verre de rhum cola. Elle ne daigna pas m’accorder un seul regard mais elle sourit tout de même lorsque mon alcool se brisa. Elle était consciente de son pouvoir de séduction, c’était un fait. Je plissai mes yeux bruns afin de stabiliser ma vue troublée par les embruns alcoolisés et je pus enfin la détailler à ma guise. Sa peau était étonnamment pâle voire cadavérique. Ses yeux étaient profonds, d’un bleu délavé unique et envoûtant. Sa longue chevelure bouclée brillait sous les lumières artificielles et renvoyait des reflets flamboyants. Je me surpris à rêver de son corps, de ses lèvres… lèvres qu’elle avait charnues et exquises. Comme elle était belle, comme j’aspirais à pouvoir la toucher, la déshabiller, la caresser. Je ne sais pas combien de temps s’écoula mais, lorsque je sortis de ma torpeur, son siège était vide. Le soir suivant, elle revint, plus magnifique encore, le teint plus rosé. Un homme l’accosta et ils montèrent dans sa chambre. Plus jamais on entendit parler de l’audacieux. Chaque soir, elle s’adonna au même petit manège, s’offrant au premier venu. Ce jeu m’exaspéra rapidement et j’augmentai donc ma consommation en substances défendues pour me calmer. Je savais que jamais je n’oserais aller vers elle, alors à quoi bon me tuer à petit feu ? J’étais pourtant quelqu’un de convoité aussi bien pour mon argent que pour ma beauté, je n’avais rien à craindre… Mais mon instinct me dictait de ne point me risquer et je le suivais. Après un mois, j’eu l’impression étrange qu’elle m’attendait. Pourquoi ? Je n’aurais su le dire, c’était un sentiment. Devenu obsédé par cette inconnue à la beauté divine, je décidai de quitter l’hôtel pour me rendre dans un établissement tout aussi luxueux, quelques rues plus loin. Pendant une semaine, je ne quittai ma chambre, défoncé à la cocaïne. Des idées noires m’envahissaient, je perdais notion de tout, du temps, de la vie. Seul ses traits me hantaient constamment. Je devais l’oublier, faire le vide… C’était chose impossible. Et une nuit, alors que l’alcool avait eu raison de moi, elle me réveilla. Elle était là, immobile, souriante, resplendissante. Je crus d’abord à une hallucination mais lorsque son corps chaud se frotta contre le mien, j’eu la certitude que je ne rêvais pas. Elle était bien là, sur moi, dans le plus simple appareil. La première chose qui me parut étrange fut le goût de sang qu’elle avait dans la bouche. Ensuite, lorsque ma main palpa son sein gauche, je n’y sentis aucune pulsation cardiaque. Mais qui était cette créature ?

    Camilia Leonartz, vicomtesse de la Nouvelle Orléans, morte à l’âge de vingt-six ans, vampire depuis plus d’un siècle. Ma surprise fut grande et, étrangement, mon amour encore plus. Après cette fabuleuse rencontre, je renouai avec la magie et je récupérai ma baguette. Nous vécûmes une idylle sanglante et morbide pendant presque cinq ans. Finalement, nous étions assez semblables. Elle était un être perdu entre la vie et la mort, inconnue de la société, exilée et condamnée, un peu comme moi. Sous ses airs hypnotiques et nobles se cachaient un monstre assoiffé de cruauté et de barbarie mais aussi une romantique incomprise et en marge. Oui, nous étions foncièrement identiques. Ses rêves de grandeur l’avaient menés à l’immortalité et à la solitude forcée, les miens m’avaient conduit aux portes de l’enfer. Mais, comme une romance est toujours entravée par des imbéciles, les siens finirent par lui lancer un ultimatum. C’était eux ou moi, sa famille ou un pauvre petit sorcier autrefois drogué. Jamais je ne lui avoua mes origines douteuses, être un bâtard était encore pire que d’être humain. Consciente que je ne serais pas éternel, elle n’eut d’autre choix que de me laisser. Je ne pu supporter la rupture. Elle le paya.


Dernière édition par Kelen M. McAllister le Dim 13 Avr - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kelen Marthym McAllister___END*   Dim 13 Avr - 22:20

Chapitre II : Meurtrière délivrance.


    Kelen – « Tu vas donc m’abandonner ? Me laisser aux prises des ombres du jour, des démons nocturnes et des âmes corrompues ? »

    Camilia – « Mon amour, toi aussi tu finiras par me laisser aux fantômes de cette terre quand la mort te fauchera… »

    Kelen – « Il te suffit de me prendre avant qu’elle n’arrive ! Je t’offre ma vie Camilia ! Et ma mort aussi… Je veux porter ton fardeau pour l’éternité ! Permets-moi de rejoindre les tiens, je t’en prie… »

    Camilia – « Mais tu… »

    Kelen – « La douleur de te perdre est bien plus violente que l’immortalité ! Je saurai voir le monde s’éteindre si tu es à mes côtés… Ma douce, s’il te plait… »

    Camilia – « Je t’aime trop que pour t’infliger cette pénitence… Adieu Kyle ! »

    Kelen – « Non ! »

    Son cri fut perçant, déchirant, si bien que la jeune femme s’arrêta. Le jeune homme au teint pâle de part sa nature lui saisit violemment le bras et la tira vers lui avec une force insoupçonnée. Il avait un peu plus de vingt-quatre ans, les traits fins et les cheveux sombres. Ses yeux bruns et légèrement bridés semblaient emplis d’une rage bestiale et sa petite bouche était déformée par la colère et le désespoir. Il serra ses doigts sur la peau froide de sa compagne jusqu’à y enfoncer ses ongles. Elle n’irait nulle part.

    Kelen – « Tu restes avec moi ou tu prends ma vie ! »

    Camilia – « Lâche-moi… »

    Kelen – « Jamais ! »

    Camilia – « Lâche-moi je te dis… »

    Elle parlait très calmement mais son ton était ferme, sans appel. Dans ses yeux brillaient des larmes, chose extrêmement rare chez les vampires. Elle était éperdument amoureuse mais elle savait que tout ça ne la mènerait à rien. Elle ne pouvait condamner son bien aimé à errer pour l’éternité dans un monde où il serait incompris, considéré comme un monstre. Voyant qu’il ne desserrait pas son étreinte, elle se dégagea avec une rapidité surhumaine, vampirique en fait.

    Camilia – « Excuse-moi mon amour… je t’aime… je ne peux…. »

    Kelen – « Tu m’abandonnes ! Tu ne vaux pas mieux que les méprisables humains de ce monde ! Je m’offre à toi et tu me refuses ! Tu ne m’aimes pas Camilia ! »

    Camilia – « Ne doute jamais de l’amour que je te porte Kelen … mais… »

    Kelen – « Silence ! Tais-toi ! Tu m’entends ? Tais-toi ! »

    Le sorcier était comme fou, en pleine crise de délire. Ses yeux étaient à présent exorbités, sa voix criarde et sa respiration saccadée. Il s’avança d’un pas décidé vers la belle et, étrangement, il lui sourit. Et alors, toute la folie qui l’animait disparu, comme ça, sans prévenir. Lorsqu’il reprit la parole, ce fut très calmement, d’une voix douce, langoureuse :

    Kelen – « Accorde-moi un ultime baiser et je te laisserai partir… »

    Camilia le jugea sans comprendre et, poussée par ses sentiments, elle se réfugia dans ses bras, le couvrant de baisers. Des larmes coulaient sur ses joues de porcelaine, elles se mêlaient à celle de son amant. Après une étreinte passionnée et amoureuse, elle sentit quelque chose contre son ventre. C’était dur, inconfortable. Les lèvres de Kelen atteignirent son oreille et les derniers mots qu’elle entendit furent :

    Kelen – « Avada Kedavra. »

    L’homme laissa tomber sa baguette sur le sol et accueillit le corps inerte de sa feu princesse. Il venait de remédier à leurs souffrances. Plus jamais elle n’aurait à souffrir de la solitude et il n’aurait pas à la voir partir contre son gré. Ils les délivraient tout deux d’un mal mortel… Maintenant, il n’avait plus qu’à la rejoindre dans les tréfonds de l’enfer. D’une main tremblante, il saisit son morceau de bois magique et le pointa contre son propre corps…



Chapitre III : Une autre histoire.


    Elle le paya. Et quand vint mon tour, je fus lâche. Etait-ce la peur de partir sans qu’on ne se souvienne de moi ? Etait-ce la sensation de ne pas avoir accompli tout ce que je devais faire ? Ou, peut-être, était-ce simplement une peur incontrôlable de l’inconnu ? Je ne le sais toujours pas aujourd’hui, mais le malaise est bien présent. Je lui avais promis de la suivre, où qu’elle aille. J’ai parjuré et réveillé la colère des siens. Ma plus grosse erreur, après celle que je venais de commettre, fut sans doute de l’aimer trop pour la laisser dans cette chambre d’hôtel. Rongé par le remord, coupable dans l’âme, je décidai d’offrir une sépulture décente à ma défunte bien aimée. Pour ça, je l’enveloppai de sa cape de ténèbres et, à l’aide de quelques sortilèges, je la fis léviter à mes côtés. Par Salazar, comme j’avais honte ! Comme je répugnais déjà tout ce qu’il venait de se passer ! Une fois dehors, je pris le cadavre dans mes bras et je le serrai fort, comme jamais je n’avais serré Camilia jusque là. Nous transplanâmes à des centaines de kilomètres de là, dans un endroit désert, calme, empli de vie nocturne. Et, sous le hululement du Grand Duc, je créai un magnifique cercueil de glace éternelle. « Même les plus pures colombes meurent de la noirceur de ce monde. Camilia, mon amour, pardonne-moi. » fut son épitaphe. Je plaçai le corps dans la boîte de glace, embrassai une dernière fois ces lèvres mortuaires et je recouvris le tout de terre. Après quelques sanglots étouffés, je fis pousser un rosier somptueux sur le lieu sépulcral et je partis, comme un fantôme abandonné.

    Les vampires ne tardèrent pas à faire le rapprochement entre la disparition de leur joyau et mon long silence. En effet, j’avais pour habitude de me mêler à eux, bien qu’ils me détestent, et mon absence était suspecte. Ils me traquèrent, en vainc, j’avais déjà quitté le Nouveau Continent.

    Les années passèrent et je vécu comme un prisonnier en cavale. Dépassé par ma paranoïa, j’alla jusqu’à vivre dans la sombre allée des embrumes, cloîtré dans une chambre miteuse, protégé par d’innombrables sortilèges, amulettes et gris-gris. Ma folie n’est d’ailleurs pas entièrement partie, je ne sors jamais sans quelques colliers « protecteurs ». Je survécu donc ainsi pendant deux ans, totalement coupé du monde. C’est alors que la rumeur parvint à mes oreilles. Deux mages noirs dévastaient le monde des sorciers. J’en avais vaguement entendu parlé lorsque je vivais en Amérique, mais je ne savais pas exactement à qui j’avais affaire. Je décidai de rester dans l’ignorance et de me cacher dans mon petit appartement. Seulement, après quelques mois, l’entièreté du pays fut sous contrôle et les mages noirs me proposèrent un marché : soit je me ralliais à leur cause, soit je mourais. Je mis un certain temps à me décider, ce qui les interloqua. Comment pouvait-on hésiter une seule seconde entre la vie et la mort ? Je finis par prendre la voie de la lâcheté, une fois de plus, la vie. J’agis dans l’ombre et personne ne sut jamais que je m’étais allié aux Llewers. A vrai dire, je me fichais pas mal de leurs idéaux, je tuais pour oublier, pour arracher la page. Le sang, la mort, le vide, c’était devenu une sorte de routine. Tuer pour exister, se donner un rôle, un titre. J’étais devenu un ange de la mort, le venin de dieu. Je tuais parce qu’on me le demandait, mais, au fond, j’étais mon seul maître. J’envoyais des âmes à Satan pour me racheter, pour qu’elles tiennent compagnie à Camilia qui devait se mourir de m’attendre. Je tuais pour me venger de cette société destructrice, de ce gouvernement inégalitaire. J’en oubliai presque les vampires. Peut-être avaient-ils cessé leurs recherches ? Peut-être avaient-ils remplacé Camilia ? Je n’en savais rien.

    J’avais mené une vie hors du commun, jouant à l’équilibriste entre l’autodestruction et l’euphorie générale, pantin du hasard. Mais, depuis l’intrusion des Llewers dans mon intimité, j’étais devenu le marionnettiste et je tirais sur toutes les ficelles afin que mes jouets se brisent. J’avais soif de vengeance, je voulais que les autres payent pour l’injustice qui m’avait traité en victime. Car, après tout, mon amour avait été condamné d’avance. Un vampire et un sorcier – même hybride –, quel couple en marge ! Jamais la communauté n’aurait accepté une chose pareille, c’était bien trop en travers des bonnes mœurs !

    En Mai 2007, je participai à la destruction de ma bien aimée école, tout ça très discrètement, encore une fois. Les seuls qui virent mon visage furent emportés par la mort, paix à leurs âmes. Yuki Harada et Sakura, les commanditaires, construisirent un nouvel établissement et dominèrent l’Angleterre de part leur puissance inouïe. Contrôlant le Ministère, elles me nommèrent directeur du département des Mystères à la surprise générale. Malgré cela, on ne me rallia aucunement à leur cause mais chacun pensa tout bas que les services rendus par mon monstre de père aux deux jeunes femmes y étaient pour quelque chose.

    Totalement blasé, ayant connu plusieurs existences en une seule, je pris la décision de repartir sur des bases plus respectables. Une fois présentable, sain de corps et presque d’esprit, je créai mon propre journal clandestin. « Veritasserum » fut son nom et je me promis de l’honorer quoi qu’il arrive. Il aurait pour but de dénoncer le mal comme le bien, les héros comme les coupables. Peu m’importe qu’on me traque une fois de plus, j’avais assez goûté au jardin d’Hadès que pour maîtriser les ténèbres de ma vie.


Epilogue : Asphodel root.


    Aujourd’hui, je vis toujours dangereusement, susceptible d’être attrapé n’importe quand par les deux camps. Je n’ai pas peur, je sais que je m’en sortirai quoi qu’il arrive. Mon cœur se referme peu à peu et Camilia commence à sortir de mes pensées. Mon père et moi sommes toujours en froid bien qu’il fasse son possible pour m’attirer dans ses filets. Je sais que tout ce qu’il désire est de me faire devenir comme lui, entièrement vampire. Je m’y refuse. La seule qui aurait pu me faire endurer un tel calvaire était ma défunte bien aimée et jamais elle n’y a consenti. De notoriété presque publique, je me dois d’être silencieux sur ces quelques années écoulées, chacun croit d’ailleurs que je me suis rendu en Amérique pour poursuivre des études supérieures. Cette couverture ne suscite pas de questions, tant mieux. Je déteste toujours autant le soleil même s’il n’est en rien néfaste pour ma parfaite santé. Etrangement, les drogues et l’alcool n’ont au aucun effet sur mon organisme, c’est comme si j’étais immunisé contre les maladies et les empoisonnements. Et tandis que le monde tourne, je reconstruis ma vie pierre par pierre… autant dire que la route sera longue.
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MessageSujet: Re: Kelen Marthym McAllister___END*   Dim 13 Avr - 23:03

VI. EXAMEN SCOLAIRE : BUSES & ASPICS.


BUSES :

  • Astronomie : D
  • Arithmancie : /
  • Botanique : A
  • Défense contre les Forces du Mal : E
  • Histoire de la magie : A
  • Métamorphose : T
  • Magie noire, théorie : A
  • Magie noire, pratique : O
  • Potions : A
  • Soins aux Créatures Magiques : A
  • Sortilèges : E


ASPICS :

  • Astronomie : T
  • Arithmancie : /
  • Botanique : A
  • Défense contre les Forces du Mal : E
  • Histoire de la magie : A
  • Métamorphose : T
  • Magie noire, théorie : E
  • Magie noire, pratique : O
  • Potions : A
  • Soins aux Créatures Magiques : A
  • Sortilèges : E
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MessageSujet: Re: Kelen Marthym McAllister___END*   Dim 13 Avr - 23:12

VII. VERITASERUM.

  • Prénom : Emilie, Emy (je préfère! ^^)
  • Âge : 16 ans
  • Comment avez vous connu le forum ? En allant de partenariat en partenariat.
  • Comment trouvez vous le design du forum ? Pas mal.
  • Comment trouvez vous l'intrigue du forum ? Super! :)
  • Notez votre présence sur 7 : heu... 3 à 4/7
  • Exemple de RP :
    Spoiler:
     

  • Code du Règlement :
    Spoiler:
     
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Choixpeau Magique •
{ Master }
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Maison: Ou Ancienne Maison pour les Adultes.
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MessageSujet: Re: Kelen Marthym McAllister___END*   Lun 14 Avr - 18:23

validé.

belle fiche, +10 pts pour Serpentard ( ne connaissant pas ton ancienne maison, j'ai supposé, vu ton caractère, que tu étais allé à Serpentard.).


Liens Important :
INTRIGUE - L'arrivée à Lowarts. {premier post rp, obligatoire }
Réservations d'Avatars.
VERSION 1, votre avis.
Les Lieux de Lowarts. {laissez vous porter par votre imagination}
Gestion de votre Personnage.
Le Monde du Hibou. {pour recevoir votre courrier}
Liste des Sortilèges. {classés par année, merci de respecter}
Si vous devez vous absenter.
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