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 Wonderwall | E & C

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Cintia Doebell
-Professeur de Potion-
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Date d'inscription : 28/03/2008

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MessageSujet: Wonderwall | E & C   Mer 2 Avr - 5:50

free music













CINTIA DOEBELL - « Vous avez regardé partout ? Sous le lit, aux cachots, aux fenêtres ? ».
EDMONDE LEE - « Oui madame, partout madame ».
CHRISTIAN NORINGFIELD - « Elle dit vraie, madame Doebell ».

Cintia poussa un long soupir d’agacement, plongeant sa tête entre les paumes de ses mains. La pluie battant avec force aux carrelages des fenêtres ne faisait que rendre la situation plus pénible qu’elle ne l’était déjà; mais qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Sa main glissa le long de son visage, puis le long de sa cuisse, pour se finir en une révérence lâche et sans merci.

CINTIA DOEBELL - « Et vous êtes censés être de compétents préfets en ch… ? – s’interrompit Cintia, plaçant une main dans les airs comme pour discontinuer les fascinantes argumentations de missis Lee. Elle poursuivit. Très bien, dans ce cas, trouvez les sœurs Harada et faites leurs parts du problème. NORINGFIELD, ENLEVEZ-MOI CET AIR COURROUCÉ DE VOTRE VISAGE JE VOUS PRIE; comme si vous étiez le seul à payer pour les sottises des frères Twists … Lorsque vous les tiendrez tous les deux, venez me voir à mon bureau. Vous pourrez ensuite disposer. Twists (pluriel) et moi aurons besoin de nous entretenir pour une importante discussion … » articula-t-elle avec sermon.

Puis elle tourna subito les talons, laissant derrière elle deux préfets en chefs particulièrement perdus et hébétés. (Et son inclémence, d’ailleurs, par la même occasion). Alors que ses escarpins retentissaient Chanel d’un bout à l’autre du couloir du deuxième étage, Cintia passa une seconde fois sa main molle et affaissée sur son joli – ou plutôt jadis était-il - minois. Sans aucun doute. Ses traits tirés par la fatigue suite à plusieurs nuits d’absence de sommeil lui exhibaient cet air morne à faire sursauter un mort; et que dire de ces épais cernes violacés et de cette mine terreuse ! L’espace d’une seconde, alors qu’une glace s’offrit à elle angle du passage à droite, la brunette fut susceptible d’observer son reflet terni à travers le miroir concassé. ‘‘ Tu as l’air d’une morte vivante, ma vieille. Soit tu n’hésites pas sur la caféine (plutôt mourir), soit t’as franchement besoin d’un homme’’ s’encouragea Doebell en tapotant ses joues creuses, la moue boudeuse. Cintia jeta concurremment un coup d’œil à sa montre qui annonçait bientôt une heure moins quart. ‘‘Décidément, on veut ta mort’’. Rattrapant ses effets personnels (valisette de travail comportant le strict minimum à une femme aussi assidue : c'est-à-dire agenda, horaire de cours, examens, parchemins, plumes, encre, baguette et compagnie), ses pas reprirent de leurs cadences ordinaires. Une démarche féline, tout en rondeurs, mais dont l’air austère avait la faculté d’effacer toute allusion à ses pauvres gamins entichés. Les plus butés avaient, eux, droit à un regard meurtrier façon Doebell; autant vous dire qu’ils oubliaient aussitôt leurs idées de grandeurs !

Tandis que celle-ci se dirigeait vers ce qui lui tenait de lieu d’office, une vague lueur clair-obscur se dessinait sur le mur opposé d’une porte entrouverte, non loin de la sienne. Quelques marmonnements lointains, bruissement de feuilles de papier et plume grattant lui suffirent à identifier le mystérieux oiseau de nuit : Rilke. De la vue que lui tendait l’obscurité, elle constatait avec avidité que ses cheveux tombaient sur son visage avec cet air mutin, et ses yeux noisette brillaient davantage au fil de sa lecture. Il était adorable. Et hors de portée.

CINTIA DOEBELL - « Et puis merde … » murmura-t-elle en se risquant jusqu’au cadre de la porte, ajustant son tailleur corbeau et retirant quelques mousses invisibles.

Toc-toc-toc.

CINTIA DOEBELL - « Ed? – hum-hum … (ajustant le timbre de sa voix à la distance qui les séparait) - Edward? Champagne ? ».

À peine eut-elle le temps de songer ‘‘Vivement la magie du 21ème siècle’’, que coupelles et vin mousseux jaillirent par le biais de sa baguette en bois de sureau. Elle souriait comme le ferait une amie de longue date même si ses traits, crispés par l’infortune, donnaient plutôt place à un drôle de rictus. Cintia eu un pincement au cœur. Comme les choses lui avaient semblé si simples à son retour d’Amérique, alors que ses bras lui étaient grands ouverts. La nostalgie des années folles, délivrée de tous sentiments suspects, aspirant à une franche et nouvelle amitié … Mais c’est en regardant dans la prunelle de ses yeux, le seul homme ayant fait fondre ses tempéraments impossibles, que le sentiment d’être une romanesque la fit mourir de honte. Qui l’eut crût; elle, Doebell, l’arroseur arrosé ! L’amour à sens unique avait ce désagréable goût amer. N’attendant pas plus longtemps la permission d’entrer – après tout, comment pouvait-il lui refuser entre camarades ? – elle avança avec apathie et s’affala au coin de son bureau. Cintia qui remplissaient les coupelles avec soin, lui requerra, en revanche, moins de deux pour qu’elle n’en fasse qu’une bouché.

CINTIA DOEBELL - « C’est encore les Twists » dit-elle simplement, bien trop occupéee à laisser rouler la dernière perle d’alcool sur sa langue languissante.

En dépit des apparences, elle ne buvait qu’aux âmes en peine de ce monde.
À tous ceux qui comme elle, avait la gorge sèche et les poumons en feux.
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Edward P. Rilke
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MessageSujet: Re: Wonderwall | E & C   Mer 2 Avr - 17:20

AMITIE EQUIVOQUE.




















E - Foutaises !

L’homme, bien trop plongé dans sa lecture pour avoir honte du son soudainement élevé de sa voix, parcourait un des livres d’art qu’il avait achetés récemment. Quoi ? L’évolution de l’art aurait commencé à la Renaissance ? Il eut tantôt envie d’arracher les pages, tantôt de les lacérer – mais qui connaît bien E sait qu’il n’abîmerait jamais un livre de sa propre volonté. Soupir. Il passa la main dans ses cheveux puis sur son visage avant de repousser le livre d’un geste de la main. C’était vraiment ridicule. Qui avait écrit cela ? Il ramena le livre pour voir le nom de l’auteur. Puis, un autre soupir suivit, et de nouveau, il le repoussa. Pour toute personne méconnaissant le caractère d’ordinaire posé d’E, il aurait bel et bien semblé dans un état second et réellement inquiétant. Heureusement, il décida après quelques minutes de silence effaré, qu’il perdait son temps ; et il détestait perdre son temps. Aussi se leva-t-il, sa chemise blanche retombant le long de son pantalon noir en velours, et ses yeux filant sur les étagères afin de trouver un autre livre. Il avait besoin de parcourir quelque chose qu’il connaissait déjà, quelque chose qu’il connaissait bien, quelque chose qui lui rappelle de bons souvenirs : et tac, il prit un mince livre bleu céleste et se rassit avec un sourire bien différent sur le visage, un sourire comme empli de mystère. La Nuit de l’Oracle, de Paul Auster, lui faisait à chaque fois cet effet-là : l’impression de pénétra dans un monde interdit, de découvrir peu à peu des choses qui lui étaient dissimulées et qu’il n’aurait pas dû savoir. Et y’a-t-il plus agréable que dépasser la frontière des terrains défendus ?

E - Je relevais d’une longue maladie. Quand arriva le jour de ma sortie de l’hôpital, c’est à peine si je savais encore comment marcher, à peine si je me rappelais qui j’étais censé être. Faites un effort, m’avait dit le médecin, et dans trois ou quatre mos, vous serez de nouveau en pleine forme. Je ne le croyais pas, mais je suivis néanmoins son conseil. On m’avait donné pour mort et maintenant que, mystérieusement et en dépit des prédictions, j’avais échappé à la camarde, quelle autre possibilité s’offrait à moi que de vivre comme si un avenir m’attendait ?

Il adorait lire à haute voix. Cela donnait à la lecture comme une volupté unique et délectable : d’ailleurs, il avait souvent lu de longs passages de livres à ses amies – sachant que les filles appréciaient plus cette écoute que les garçons. Et il continua à lire haute voix pendant quelques trente minutes avant d’être tellement absorbé dans sa lecture qu’il ne pouvait même ouvrir la bouche. Dans le château, des bruits de pas et de murmures, avant que n’interviennent les cliquetis de talons qui ne pouvaient appartenir qu’à la charmante et unique Cintia Doebell. Et, effectivement, il entendit sa voix quelques secondes plus tard dans une interpellation d’abord timide puis plus assurée. Et que lui proposa-t-elle ? Du champagne. Bien que peu buveur, E s’était laissé aller pendant l’été à prendre régulièrement un peu d’alcool, généralement avec les deux petites amies qui avaient parcouru son été. Aussi ne refusa-t-il pas, sachant qu’il devrait arrêter Mademoiselle Doebell au bout de quelques verres pour ne pas que l’action se détourne de leur franche amitié. Car, oui, et c’était ce qui rendait extrêmement difficile ses entrevues avec la jeune femme, elle n’était plus la jolie mais puérile amie qu’il s’était faite avec Poudlard : au contraire, elle était maintenant une femme sublime, s’offrant à son regard avec un mélange de plaisir et de réserve. Avec toute autre, l’action se serait déroulée extrêmement rapidement : un dîner, quelques plaisanteries et remarques culturelles, des francs sourires et une pincée de clin d’œil, et l’ensemble aurait fini dans une nuit animée. Pourquoi donc le schéma ne se reproduisait-il pas avec la charmante amie d’E ? Parce qu’il la respectait trop pour se laisser aller à une frivolité qui pourrait rompre à jamais le charme ambigu de leur amitié. Mais la vérité était là : il la désirait.

E - Quelle charmante surprise. Viens t’asseoir, bien entendu.

Elle entra comme indiqué et s’installa, le champagne et les verres apparaissant d’eux-mêmes – douce et belle magie. Il n’avait toujours pas regardé la jeune femme dans les yeux, fixant plutôt son regard assez inquiet sur la bouteille, avant qu’enfin elle ne servît et commençât à boire, l’obligeant enfin à relever les yeux. La première constatation était qu’elle était toujours aussi superbe et désirable – et c’était évidemment une constatation plutôt négative que positive, sachant que cela l’empêchait d’être complètement naturel. La deuxième constatation était que, puisqu’elle vidait un verre aussi rapidement, quelque chose avait déraillé dans sa soirée.

C - C’est encore les Twists.
E - Ah, ils ont encore fait des leurs. Raconte-moi ce qu’il s’est passé et détends-toi, surtout : c’est à ça que sert la présence d’un bon ami, n’est-ce pas ?

Il scruta son visage, y lisant des émotions bien plus profondes que les farces et attrapes des Twists. Heureusement, il s’efforça de ne pas montrer la curiosité qui bouillonnait en lui : pour quelle raison buvait-elle vraiment ? Avait-elle des problèmes de cœur ou des problèmes en général ? Mais il ne put rien lire de plus sur son visage. Elle lui avait menti, se répétait-il silencieusement. Les Twists ? Foutaises.
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