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 Divine Apparition - M|E

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Edward P. Rilke
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MessageSujet: Divine Apparition - M|E   Ven 28 Mar - 18:45

Au fond d'un rayon, appuyé contre un mur, il lisait. Ses cheveux bruns s'obstinaient à retomber sur ses yeux, car sa tête était baissée vers les pages jaunies du livre ; sa main, sans cesse, devait repousser ces mèches pour recouvrir une vue complète. Les mots se succédaient sans que jamais il ne se lassât, et il faut prendre en compte le fait qu'il était là depuis des heures, maintenant. Pourquoi n'empruntait-il pas le livre et ne le prenait-il pour sa chambre ? Tout bêtement parce qu'il n'était plus maître de lui-même. Son corps était, certes, là, debout depuis trop longtemps pour que ses jambes ne soient pas fatiguées, pour que l'ensemble de ses membres ne soient pas las. Mais son esprit, lui, voguait bien loin, auprès des héros et héroïnes dont il ne partageait la passion avec personne. Ceux qui le connaissaient mal avait tendance à penser que, puisqu'ancien professeur de littérature, il lisait seulement des classiques et s'en réjouissait. D'autres, cependant, savaient pertinemment que ce n'était pas ainsi. Sakura ou même Emmanuelle l'avaient déjà vu, transporté par la lecture de ces romans, dans un monde autre, dans un univers différent, dans une mission qu'il aurait aimé accomplir. Au loin, au bout des rayons, là où les tables s'amassaient, surveillées par la bibliothécaire, des murmures s'élevaient, des rires retentissaient, et pourtant il n'entendait rien de tout cela. Ce qu'il percevait, lui, c'était la voix d'Elrond, sage parmi les sages, et celle de Gandalf et des Hobbits qui étaient parvenus à Fondcombe. Ce qu'il percevait, lui, c'était les confessions et les légendes retracées par ces personnages à la fois réels et irréels, présents et absents, précieux et communs. S'il y avait eu une porte vers ce monde, il n'aurait pas hésité une seule seconde à quitter tout ce qu'il avait, toute la sécurité de sa position, tout le bien-être de sa vie, pour y aller. Inexplicablement, c'était l'émotion qu'il ressentait à chaque fois qu'il se mettait à lire la trilogie romanesque. Et puis, des bruits de pas s'approchèrent et il ne put s'empêcher de lever doucement les yeux, comme redoutant de voir quelqu'un qu'il aurait mieux aimé ne pas croiser. Autour de lui, nul coin d'ombre. Il n'y avait que le mur, lisse, et devant, quatre couloirs de rayons dont il ne savait duquel venait la personne. Jusqu'à ce qu'une adolescente apparût. Il fut aussitôt frappé, d'abord par sa beauté, puis par l'impression de déjà-vu, extrêmement forte, qu'il avait. Il était certain de ne pas la connaître, certain de ne l'avoir jamais réellement vue et pourtant, quelque chose sur son visage lui rappelait quelqu'un. Une fraction de seconde se passa avant qu'il ne comprit : cette adolescente, cette inconnue, avait un lien de parenté indubitable avec Emmanuelle Payne. Il n'avait même pas besoin d'entendre ce prénom, cela se lisait sur son visage. Et, aussitôt, sans qu'il pût éviter ce sentiment, E se sentit plein d'affection pour la jeune fille qu'il ne connaissait cependant pas encore. Il posa son doigt sur la page à laquelle il s'était arrêté, referma le livre dessus et dévisagea l'adolescente pour qu'enfin elle se tournât vers lui.

E - N'êtes-vous pas soeur ou cousine d'Emmanuelle Payne ? Je suis désolé d'être si abrupt, mais il y a une telle ressemblance que j'en suis frappé. Dites-moi, si vous la connaissez donc, comment elle va, car je suis revenu des Etats-Unis en juillet et je n'ai toujours pas osé la contacter.

Il n'était pas quelqu'un de mystérieux. A peine l'adolescente était arrivée qu'il lui avait tout dit, et tout était sorti très naturellement, de même que son sourire semblait logique et que ses yeux, brillants d'excitation, ne paraissaient pas déplacés. Quoiqu'il arrive, sa présence même au bout du rayon d'une bibliothèque, et le livre qu'il tenait soigneusement du côté du résumé pour que le titre n'apparût pas, auraient déjà du étonner ou effrayer la jeune fille si elle avait été du style à s'enfuir. Apparemment pas. Cependant, il se dit que la bienséance voulait qu'il cessât de la dévisager comme une plante particulièrement rare qu'on viendrait de trouver, et ses yeux tournèrent alors quelques secondes - sol, mur, rayon, plafond, et ainsi de suite - avant de se poser de nouveau sur elle. Après tout, la bienséance voulait également qu'on regarde ses interlocuteurs dans les yeux, n'est-ce pas ? Sourire.
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Maureen Payne
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MessageSujet: Re: Divine Apparition - M|E   Jeu 3 Avr - 21:41

{ Désolée, c'est long u_u j'avais pas calculé xD. }



    Une main pâle et tremblante sortit de sous l'amas de couvertures. Les doigts effleurèrent d'abord la table de chevet, puis, ne trouvant pas ce qu'ils cherchaient, commencèrent à s'énerver et tapèrent un peu partout sur le meuble en bois de chêne. Vlan, un coup dans la lampe, qui vacilla dangereusement ; une deuxième main - appartenant à quelqu'un d'autre, celle-ci - dut entrer en scène pour empêcher la chute fatale. Le réveil cessa soudain de hurler, sans qu'on sût très bien qui l'avait éteint, et puis le premier bras retomba le long du lit. Maureen, bien plantée sur ses deux pieds, eut son fameux sourire en coin - celui qui montrait sans complexe son incisive ébréchée et qui tordait tout son visage minuscule. Elle se pencha au-dessus du matelas où ronflait Billie Stevenson, septième année, alias la tueuse de lampes. Cette flemmarde de Stevenson était en train de se rendormir. Alors, tout à coup, Payne attrapa à pleines mains les draps qui la recouvraient, puis les balança sans vergogne sur le parquet.
    La réaction fut immédiate.
    Billie poussa un petit cri, battit des jambes et sauta à terre. Le temps qu'elle se frotte les yeux pour faire la mise au point, Maureen se tenait déjà plusieurs mètres plus loin. Son sourire tordu lui barrait toujours la figure. D'un même mouvement, Stevenson et Payne se mirent à courir (l'une pour se venger, l'autre pour sauver sa vie), sortirent du dortoir, traversèrent la salle commune à toute allure - du coin de l'oeil, Moe vit sa poursuivante s'emparer d'une robe de chambre - sous les regards éberlués de quelques Gryffondor matinaux. La porte de chêne massif claqua et les pas précipités s'éloignèrent en dehors de la salle. Evidemment, en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, les deux adolescentes s'égarèrent dans le labyrinthe du sous-sol. Il faut avouer que ce labyrinthe, ce n'était pas de la petite bière, et, bien sûr, dans notre duo de gamines écervelées, aucune n'avait son plan. Dix minutes plus tard, totalement désorientée et à bout de souffle, Maureen s'arrêta et laissa Billie la rattraper.


      « Alors ? fit calmement Stevenson. J'suis censée te frapper jusqu'à ce que mort s'ensuive ? »
      « Oh oh, tu sais, c'était juste pour rendre service. »
      « C'était me rendre service que m'arracher mes couvertures et me faire risquer une pneumonie ? »
      « Une pneumonie, rigola doucement miss Payne. Tout ce que tu risques, c'est de bouger un peu ton tas de graisse, ma vieille. J'voulais juste me défouler un peu. Tu sais comme on s'emmerde le dimanche matin dans ce foutu dortoir. »

    Billie ne répondit pas tout de suite. Resserra un peu le cordon de sa robe de chambre rouge et or. Et posa enfin la question implicite qui flottait depuis tout à l'heure : comment allaient-elles sortir de cet embrouillamini ?
    Ce fut au tour de Maureen de ne rien répliquer.
    Des pas se firent soudain entendre non loin des deux adolescentes. Et une voix, aussi.


      « Ah ah. Payne la tarée et sa copine à moitié à poil se sont paumées. Attention, Payne, si tu trembles encore, tes petites jambes vont craquer comme des brindilles. »

    Moe, qui ne tremblait pas le moins du monde, haussa un sourcil. Se trouvait en face d'elle un Serpentard d'une douzaine d'années qui se prenait pour un grand caïd. Il connaissait son nom, mais elle n'avait pas la moindre idée de quel pouvait être le sien. C'était qui, au juste ? Elle échangea un coup d'oeil dubitatif avec Billie. Puis, la petite blonde laissa son sourire sardonique l'envahir à nouveau. Elle se pencha vers le concombre pas très aimable - ah ah, il était vraiment minuscule - et fit claquer un bisou sur sa joue pâle de Sang Pur idiot. Juste comme ça. Après quoi elle lui ébouriffa les cheveux, attrapa la main de sa compagne d'infortune, et se barra au hasard du dédale de couloirs. Le pauvre petit rampant, il n'avait rien dû comprendre. Tant mieux. C'est beaucoup plus marrant de dérouter ses ennemis que de prendre la peine de les insulter - trop prévisible, et puis, ça demande un minimum d'imagination.

      « Moe ! Attends, je reconnais. Prends à gauche. »

    Payne poussa un soupir de soulagement et obéit à l'injonction de Stevenson. Au bout de dix minutes, elles s'extirpaient du labyrinthe et débouchaient dans le grand hall quasiment vide. Maintenant, elles se demandaient un peu ce qu'elles foutaient là. Le temps de réfléchir, elles constatèrent deux choses : ce petit réveil (presque) innocent avait pris des proportions totalement idiotes, et Billie n'avait toujours rien d'autre sur elle que sa chemise de nuit et cette robe de chambre immonde. Maureen se rendit compte de quelque chose qu'elle n'avait pas remarqué de prime abord : on avait ensorcelé cette robe de chambre, de sorte qu'elle n'était plus brodée de la devise de Lowarts mais d'un extrait de chanson des Beatles. « PICTURE YOURSELF IN A BOAT ON A RIVER WITH TANGERINE TREES AND MARMALADE SKIES. » Cela fit encore sourire Moe, pas un sourire moqueur comme d'habitude, mais un vrai sourire de bonne humeur. Lorsque Billie annonça qu'elle rentrait à la salle commune - dans ce sens-là, retrouver son chemin ne serait pas un problème -, notre blondinette se rendit compte qu'elle n'avait absolument pas envie de retourner là-bas. Elle n'avait ni faim, ni sommeil, ni besoin de quoi que ce soit ; et elle se sentit soudain extrêmement vide et désorientée, car c'était très rare que rien ni personne ne vienne mettre fin à ce genre de moments de désoeuvrement complet. Une simple impulsion, et elle monta les marches du grand escalier quatre à quatre en direction de la bibliothèque.
    Quelques personnes, penchées sur des piles de bouquins, jonchaient çà et là le grand espace un peu solennel qu'était la bibliothèque de Lowarts. Payne songea que, puisqu'elle était là, elle pouvait en profiter pour chercher un bon livre - ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas tourné une page en se demandant avidement ce qu'elle allait trouver à la suivante. Elle passa le coin du rayon Littérature fantastique ; elle allait peut-être mettre la main sur un peu d'heroic fantasy ? Mais son attention fut tout de suite captée par un grand type appuyé contre le mur du fond. Ses cheveux noirs retombaient devant son visage en longues mèches, aussi était-il quasiment impossible de le reconnaître ; mais il avait bien la dégaine d'un professeur. Il semblait totalement captivé par sa lecture, et Maureen se demanda vaguement pourquoi il ne cherchait pas un coin plus confortable. Bon. Après tout, chacun son truc. Presque inconsciemment, la jeune fille s'approcha doucement, et les talons de ses chaussures vernies claquèrent sur le carrelage froid. L'homme leva tout à coup la tête. Oh. Il était plutôt pas mal, avec de jolis yeux et des traits très réguliers. L'expression caractéristique des hommes à la fois courtois et sûrs d'eux était peinte sur son visage pâle. Puis, un éclair passa dans ses iris, comme de la curiosité, mêlée à autre chose d'indéfinissable.


      « N'êtes-vous pas soeur ou cousine d'Emmanuelle Payne ? Je suis désolé d'être si abrupt, mais il y a une telle ressemblance que j'en suis frappé. Dites-moi, si vous la connaissez donc, comment elle va, car je suis revenu des Etats-Unis en juillet et je n'ai toujours pas osé la contacter. »

    Maureen sourcilla, jaugea une fois de plus l'homme en face d'elle. Poli. Intrigué. Et il tenait visiblement beaucoup à Emmanuelle, rien qu'à sa façon d'en parler. L'adolescente décida que ça devait être quelqu'un qu'elle gagnerait à mieux connaître.

      « Dans le mille. Je suis sa petite soeur. » Sourire ébréché. « A ma connaissance, Emmanuelle se porte plutôt bien. Et, à moins que vous ayez fait quelque chose qui puisse vraiment lui déplaire, ça m'étonnerait qu'elle ne veuille pas de vos nouvelles. C'est une fille très chouette. »

    Plus que chouette, même. Moe avança encore un peu et tendit la main à l'homme, dans l'attente de la lui serrer. (Elle adorait serrer la main aux gens. Même à ceux envers qui ça ne se faisait pas. Même aux profs. Elle trouvait ça tellement classe.)

      « Moe Payne, enchantée. »

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Edward P. Rilke
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MessageSujet: Re: Divine Apparition - M|E   Jeu 3 Avr - 22:19

Ouais. Tout le monde le pense mais personne n’ose le dire : ces deux personnes qui ne tarderaient pas à faire connaissance, dans la bibliothèque, ils étaient vraiment particuliers. Pour ne pas dire bizarres. Elle aimait se perdre dans des labyrinthes avec des filles en robe de chambre le dimanche matin. Il aimait rester des heures appuyé sur un mur à lire un livre le dimanche matin. Ouais. Deux barges au bout d’un rayon. Le bon point, m’direz-vous, c’est : qui se ressemble s’assemble. Ainsi, voilà deux personnes prédestinées à bien s’entendre qui se dévisageaient derrière une centaine de livres, loin du reste de la population châtelaine.

M - Dans le mille. Je suis sa petite sœur. A ma connaissance, Emmanuelle se porte putôt bien. Et, à moins que vous ayez fait quelque chose qui puisse vraiment lui déplaire, ça m’étonnerait qu’elle ne veuille pas de vos nouvelles. C’est une fille très chouette.

A partir de ces simples phrases, E pensa à beaucoup de choses. De un, il fallait vraiment qu’il contacte Emmanuelle, en effet, parce que c’était trop bête que de garder ainsi le silence. Mais il avait peur, irrémédiablement peur qu’elle ait trouvé un homme qu’elle aime et qui l’aime. Et si ? De deux, il fallait vraiment qu’il fasse plus ample connaissance avec M, non seulement parce que c’était la petite sœur d’Emmanuelle, mais parce qu’elle avait l’air d’une personne tout à fait intéressante – dans le sens où elle était tout à fait particulière. De trois, il fallait qu’il se décide à serrer la main qu’on lui tendait. Mais, tout de même, c’était bien étrange qu’on lui tende ainsi une main. Il saluait d’un signe de tête les hommes, faisait la bise aux femmes – parce que c’était plus sensuel et que ça leur permettait de sentir son parfum – et souriait aux adolescents en guise de bonjour. Or, M changeait dès le début toutes les règles du jeu. M, elle, aimait serrer les mains.

M - Moe Payne, enchantée.
E - Ah. Tu préfères Moe à Maureen ? Ta sœur m’a parlée de toi dans quelques-unes de ses lettres, alors je connais ton prénom d’origine ; je ne m’attendais simplement pas du tout à te rencontrer un jour. C’est stupide.

Alors, E, trop ému pour même décliner son prénom ? Effectivement, le professeur avait perdu tout sens de la réalité, sa main gauche tenant son livre, sa main droite serrant celle de M et ses yeux écarquillés. Et puis, tout s’accéléra et il se reprit. Sa main droite passa par ses cheveux et revint dans sa poche, tandis que ses yeux redevenaient plus petits et ainsi un peu moins effrayants. A vrai dire, c’était une deuxième impression un peu moins distinguée que la première qu’il devait être en train de donner, et ce n’était vraiment pas malin. Il se composa un visage un peu plus noble pour que la troisième impression rehaussât l’estime que M pourrait avoir de lui. Mais ce visage, mais ces cheveux, mais ces yeux. Inspirer. Expirer. Il montra la couverture du livre qu’il lisait, avec un véritable sourire, maintenant.

E - Le Seigneur des Anneaux. Je lis ça depuis l’adolescence et je ne m’en lasse jamais. D’ailleurs, je crois avoir donné un exemplaire de la trilogie à Emmanuelle. Tu as eu l’occasion de le lire ou pas encore ?

Il nota dans sa « to do list » : arrêter de parler à M d’Emmanuelle. Bien entendu, c’était sa petite sœur, mais à un moment donné, ça risquait de la faire fuir qu’on parle sans cesse de la jeune femme qui était venue avant elle dans le ventre de la maman. Puis, il inscrivit encore : si M n’a pas lu la trilogie, la lui prêter et insister pour qu’elle la découvre d’une traite. Le bon point, à Lowarts, c’était qu’il n’y avait pas de cours de littérature, et que les élèves pouvaient lire ce qu’ils voulaient quand ils le voulaient. Tiens, se dit-il alors, je pourrais peut-être conseiller des lectures à mes meilleurs élèves, du moins à ceux qui me tiendraient le plus à cœur. Un autre coup d’œil vers M lui apprit qu’elle en ferait très bientôt partie, et de cela, il n’avait aucun doute. Sauf que – et c’est seulement alors qu’il s’en aperçut – il avait oublié de se présenter !

E - Au fait. Je m’appelle Edward P. Rilke ; je suis professeur de métamorphose et directeur des P, bien qu’ex-G.

Sourire. Voilà quelque chose qui était typiquement dans le genre d’E : s’il pouvait s’éviter des efforts, il le faisait ; autrement dit, en disant seulement les initiales des maisons, tout allait plus vite et la phrase se raccourcissait considérablement. Réserves d’énergie. Ou flemmardise. Au choix.
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Maureen Payne
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MessageSujet: Re: Divine Apparition - M|E   Ven 11 Avr - 15:36


    « Quand le jour s'en ira, entre les les vapeurs des bateaux qui n'arrivent jamais à l'heure, croiser sur le fleuve Sawyer qui s'ennuie. »
    Court silence. Maureen songea vaguement qu'elle aurait aimé vivre dans l'Ouest sauvage, plusieurs décennies plus tôt. C'était un souhait fugace, une étrange et fugitive impression d'enfermement. Rien de plus. Cela ne dura qu'un instant. La jeune fille mélangeait souvent émotions, chansons et séquences de films plus ou moins rêvés. Tout ça formait une joyeuse salade dans sa tête. Elle s'imagina envoyant des signaux de fumée du haut du Grand Canyon. Le soleil, les vautours, les Dalton et tout ça.
    Elle reprit soudain ses esprits.


      « Ah. Tu préfères Moe à Maureen ? Ta sœur m’a parlé de toi dans quelques-unes de ses lettres, alors je connais ton prénom d’origine ; je ne m’attendais simplement pas du tout à te rencontrer un jour. C’est stupide. »

    Payne réfléchit une seconde. Est-ce qu'elle préférait Moe à Maureen ? Pas spécialement. En fait, les choses s'étaient encastrées de cette manière : depuis toujours, beaucoup de gens la considéraient comme « Moe ». Sans doute parce que c'était plus court, non ? Mais de toute façon, pourquoi toujours chercher des raisons ? La principale concernée se foutait un peu qu'on l'appelle de telle ou telle manière, du moment que ça sonnait bien et que ça collait avec ce qu'elle était. Par contre, si quelqu'un tentait de la surnommer Riri, il avait intérêt à travailler ses réflexes. Pour éviter la chaise qui lui arriverait inévitablement en pleine face, je veux dire.
    Le type avait hésité avant de serrer la main de l'adolecente. Notre blondinette fronça le nez sans trop de raison quand il s'exécuta enfin, l'air à la fois surpris, gêné et curieux. Il n'avait pas l'air d'être une personne désagréable, ni de juger les gens un peu trop facilement. Simplement, il semblait encore un peu trop carré. Maureen imaginait très bien le quadrillage régulier de son cerveau. Avec la case « alerte rouge » cochée. Alerte rouge, un individu perturbant tente d'entrer en contact. Mais bon, il ne fallait pas trop lui en vouloir - ce n'était qu'un prof, après tout. Et, dans le cas où il n'aurait pas été professeur, la jeune Gryffondor lui aurait sûrement conseillé de se lancer dans la carrière. On a toujours besoin d'enseignants jeunes et beaux qui lisent de l'heroic fantasy au fond de la bibliothèque. Ah ah. Il venait de changer d'expression à une vitesse étonnante. Les attitudes se succédaient sur son visage. On aurait dit qu'il essayait de se donner un air à la fois aimable, renfrogné, avenant, un peu méfiant et pas trop curieux. Un sacré machin. Moe sourit discrètement.


      « Le Seigneur des Anneaux. Je lis ça depuis l’adolescence et je ne m’en lasse jamais. D’ailleurs, je crois avoir donné un exemplaire de la trilogie à Emmanuelle. Tu as eu l’occasion de le lire ou pas encore ? »

    Wow. En sortant de son lit ce matin-là, Payne n'aurait pas pu imaginer qu'elle allait croiser l'homme qui lui avait permis de connaître le Seigneur des Anneaux. Car c'était bien lui, ce grand bonhomme aux grands cheveux et qui ne s'était pas encore présenté, qui avait, par l'intermédiaire d'Emmanuelle, fait découvrir à Moe l'univers de Tolkien. La grande soeur de la Rouge et Or avait en effet reçu La Communauté de l'anneau quelques années auparavant, et avait jugé bon de le prêter à sa frangine. Laquelle, bien sûr, quasiment envoûtée, avait avalé les deux volumes suivants, avant de revenir aux sources en se jetant sur Bilbo le Hobbit. Ouais. Ce gars, c'était un type bien. Cela dit, il n'arrêtait pas de parler d'Emmanuelle. Bon. Un peu énervant, mais ça devait signifier qu'il pensait énormément à elle.

      « Au fait. Je m’appelle Edward P. Rilke ; je suis professeur de métamorphose et directeur des P, bien qu’ex-G. »

    Sourire en coin. Moe eut l'impression d'avoir trouvé quelqu'un d'aussi flemmard qu'elle. Peut-être que s'il avait pu être compréhensible en ne balançant que trois syllabes au lieu d'une phrase complète, il l'aurait fait. Bref. Un certain Monsieur Rilke, donc. Professeur de métamorphose - Payne ne s'était pas trompée. En plus, elle adorait la métamorphose, et c'était la seule matière où elle excellait vraiment. Dans sa tête à elle - rien que dans sa tête, pour l'instant -, Monsieur Rilke s'appelait déjà Eddy. Ca lui allait comme un gant.
    Pour toute réponse à la dernière phrase du professeur Rilke, Maureen désigna le blason sur son propre uniforme, représentant un lion qui se voulait majestueux et féroce sur un fond rouge et or. Ce geste la fit réfléchir un peu. Qu'est-ce qu'elle foutait avec son uniforme un dimanche ? Huh. Elle s'imprégnait un peu trop facilement de cette nouvelle école.


      « Sinon, oui, j'ai lu le Seigneur des Anneaux. Bien sûr. Je ne pourrais pas dire que j'ai aimé, ce serait un mensonge. Ces bouquins m'ont carrément transportée. Si vous en avez euh... d'autres à me proposer, ce serait avec plaisir. »

    Ca amusait Moe de parler aussi poliment. Elle n'en avait tellement pas l'habitude. C'était une sorte... Une sorte d'essai, sur un cobaye intéressant. Pour compléter le tableau, elle épousseta rapidement quelques peluches sur son pull d'uniforme. Elle se retint de sourire - elle devait sembler tellement bébête. Mais ce qu'elle avait dit était sincère, même si la plupart des gens ne savaient pas trop à quoi s'en tenir avec elle.

      « Dites, ça fait trois fois que la bibliothécaire passe à quelques mètres de nous, là-bas. Je suis sûre qu'elle vient juste pour nous observer. J'crois bien qu'elle a flashé sur vous. »

    C'était surtout de la taquinerie. Mais à ce moment précis, une jeune femme que Payne ne connaissait pas se pointa au coin du rayon le plus proche et regarda ostensiblement Rilke pendant quelques secondes. Maureen afficha une expression moqueuse et se laissa envahir par son inévitable sourire en coin.
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MessageSujet: Re: Divine Apparition - M|E   Dim 13 Avr - 22:33

Ne pas sourire. E s'exerçait à ne pas montrer ses sentiments sur son visage, tout comme M tentait d'être polie. L'un était pour chacun une découverte et l'attitude qu'ils prenaient n'était certes pas naturelle. Heureusement, ils étaient bons comédiens. A la première remarque, elle ne répondit pas, et ce fut seulement après qu'il eût débité l'ensemble de ses courtes tirades qu'elle semblât enfin prête à elle-même intervenir. Et la meilleure des réponses fut déjà la première : elle s'évita, ainsi que lui même l'aurait fait, tout mot. Son visage étant presque sans expression, ce qui changea fut seulement la position de sa main, pointant le blason qu'elle portait sur la poitrine. Une G. Ils avaient déjà un point commun, et plus il la regardait, plus il se disait que ce n'était certainement pas la seule.

M - Sinon, oui, j'ai lu le Seigneur des Anneaux. Bien sûr. Je ne pourrais pas dire que j'ai aimé, ce serait un mensonge.

Pendant un court instant, E crut qu'elle ne mentait pas. Son visage était tellement impassible, tellement indéchiffrable, qu'il ne pouvait que la croire. Une grande déception s'empara de son coeur sans qu'il pût rien y faire : avait-il trop attendu de cette adolescente, à cause simplement du fait qu'elle ressemblait terriblement à Emmanuelle ? Il se souvint en de brefs éclairs les dizaines de lecture qu'il avait faites de la trilogie. Il avait passé des après-midis entières appuyé contre un mur, la mèche sur les yeux, et les lignes se confondant avec les paysages et les personnages imaginaires. Grâce à ces heures, il avait gagné une imagination telle que les histoires lui venaient ensuite naturellement. Tolkien était, somme toute, l'homme qu'il avait toujours rêvé d'être.

M - Ces bouquins m'ont carrément transportée. Si vous en avez - euh - d'autres à me proposer, ce serait avec plaisir.

Les yeux d'E remontèrent vers l'adolescente avec un sourire renouvelé, d'une spontanéité absolument charmante. Il y avait comme un immense soupir de soulagement au bord de ses lèvres, qu'il ne retenait qu'avec une difficulté croissante. Jusqu'à ce qu'enfin il se laisse aller. Le souffle métamorphosa l'ensemble de son corps et de son visage, le montrant plus décontracté que jamais. Lui aurait-elle avoué un amour fou et inconditionnel qu'il n'aurait pas eu l'air plus réjoui. Cependant, il ne répondit pas, réfléchissant déjà à ces éventuelles lectures qu'il pourrait lui conseiller. Dieu ! il l'aurait embrassée.

M - Dites, ça fait trois fois que la bibliothécaire passe à quelques mètres de nous, là-bas. Je suis sûre qu'elle vient juste pour nous observer. J'crois bien qu'elle a flashé sur vous.

Ce fut par cette remarque qu'elle le sortit de ses pensées, l'amenant à croiser son regard avant de chercher à voir ce dont elle parlait. Il vit d'abord la bibliothécaire, qui arborait un sourcil hautement levé vers cet étrange couple de connaissances, puis quelqu'un d'autre, une silhouette féminine qui semblait l'observer bien différemment. Il s'attarda quelques secondes sur son visage, le temps d'essayer de la reconnaître, mais il renonça sans grande peine : d'abord, parce qu'une de perdue, dix de retrouvées, et parce que M semblait valoir un tel sacrifice. Il lui fit un sourire significatif, saisissant bien la moquerie dans son regard et y répondant avec le plus de mordant dont il était capable - malgré son effective carritude.

E - Ah. Vraiment désolé de cet incident. Te rester fidèle va m'être décidément bien difficile ; tu as quelque chose contre la polygamie ?

Il y eut un silence et son sourire s'intensifia aisément avant qu'il ne prît l'initiative d'un étrange mouvement. Sa flemmardise lui avait en effet conseillé d'alléger les peines que son corps prenait à rester debout, après déjà quelques heures dans cette position, et il s'assit, sur le sol, contre le mur et face à un rayon vide. Quelques gloussements excités d'adolescents futiles leur parvenaient aisément et E se demanda soudain pourquoi M n'était pas avec ses amis à savourer le dimanche. Pourquoi donc, oui, était-elle dans la bibliothèque, seule, et perdait-elle du temps de sa précieuse journée à discuter avec un professeur qu'elle voyait déjà assez pendant le reste de l'année ? Et c'est alors qu'une foule de questions apparut, interminable, inévitable.

E - Tu aimes la métamorphose ? Pourquoi n'es-tu pas dehors, en belle compagnie ? Tu es bonne élève ? Je l'espère, car j'ai la réputation d'être particulièrement exigeant.

Il posa le livre à ses côtés. Plus besoin d'imaginaire. La réalité avait rattrapée tout ce que la fiction aurait pu lui apporter.
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Maureen Payne
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MessageSujet: Re: Divine Apparition - M|E   Dim 4 Mai - 0:46


    Maureen avait, conformément à son habitude, les mains profondément enfoncées dans ses poches. Elle se tenait bien droite, ses jambes maigrelettes fermement plantées sur le sol nu. Son regard, rivé au visage d'Edward sans que cela la gênât le moins du monde, cherchait activement à capter les émotions de celui-ci. Les traits de l'homme semblaient en effet en perpétuel mouvement ; en était-il de même pour ses pensées ? Etait-il possible qu'elle, Payne, cette gamine idiote qui se tenait en face de lui, l'intimidât ? Cette idée la fit sourire, une nouvelle fois. Il souriait aussi, bien franchement maintenant, histoire de faire comprendre qu'il avait capté la moquerie dans les yeux de son interlocutrice. Il avait l'air de chercher un truc malin à riposter. Etrangement, l'adolescente se sentit soulagée de le voir enfin fixer ostensiblement ses pensées. Quand ses émotions changeaient rapidement, sans jamais en laisser une seule s'installer vraiment, Moe ressentait ça comme de la méfiance : un système de défense vis-à-vis des inconnus qui ne devaient pas percevoir ses états d'âme. C'était sans doute con, comme idée. Mais, vous l'aurez compris, la jeune fille se foutait bien d'être conne, ou d'être vue comme telle. Et, sans trop savoir pourquoi, elle se sentit soudain heureuse que le courant passe aussi bien avec ce grand type.

    « Ah. Vraiment désolé de cet incident. Te rester fidèle va m'être décidément bien difficile ; tu as quelque chose contre la polygamie ? »

    Payne haussa les sourcils (sa deuxième spécialité, avec le sourire en coin. Auparavant et à plusieurs reprises, elle avait bien essayé de hausser un seul sourcil, parce qu'elle trouvait ça plus classe ; mais il fallait se rendre à l'évidence, elle en était incapable. C'était deux ou rien, ah ah). Mine de rien, elle jeta un oeil au rayon où se trouvait la fille embusquée. Celle-ci venait de tourner les talons : elle les avait donc entendus. Maureen eut un léger rictus de contentement. Elle aimait bien faire fuir les gens, surtout en parlant fort comme elle venait de le faire, et surtout quand il s'agissait de petites niaises. Une brune lisse et fade, dans ce cas précis. Les espionnes brunes, lisses et fades devraient être éradiquées de la surface de la Terre.

    « Absolument rien contre. Mais vous savez, il y a certaines filles que ça dérange. »

    Edward ne répondit rien à cette phrase qui n'appelait aucune réponse. Il se contenta d'intensifier son sourire - ou bien de laisser son sourire s'intensifier ; était-il de ces gens qui contrôlent leurs émotions ou de ceux qui sont contrôlés par elles ? - et, visiblement mal à l'aise, de glisser sur le sol où il s'assit tranquillement. Il s'affala contre le mur avec un visible contentement, du genre je-suis-debout-depuis-des-heures-ah-qu'est-ce-que-j'ai-besoin-d'une-pause. Lorsque Maureen prit conscience du silence qui s'installait, elle réalisa que celui-ci était troublé par des rires et gloussements juvéniles qui leur parvenaient par-dessus les rayons. Elle se demanda vaguement quelle heure il pouvait être, se mordit la lèvre, mais ne lâcha pas un mot pour meubler la conversation : elle n'était pas quelqu'un que les blancs gênaient. D'ailleurs, ce fut Edward qui rompit ce silence relatif. A l'image du flot de questions qu'il posa, sa figure avait l'air d'un point d'interrogation. Cela fit encore et invariablement sourire l'adolescente.

    « Tu aimes la métamorphose ? Pourquoi n'es-tu pas dehors, en belle compagnie ? Tu es bonne élève ? Je l'espère, car j'ai la réputation d'être particulièrement exigeant. »

    Et, posément, il laissa son livre choir sur le parquet ciré. Sans cesser de dévoiler ses petites dents étranges, Moe fit un pas en avant et se laissa tomber aux côtés du professeur Rilke, le plus naturellement du monde. Elle n'aimait pas tellement que les gens lèvent les yeux pour lui parler (en fait, elle trouvait ça carrément bizarre) et puis, elle se sentait elle aussi un peu crevée. Les gens paresseux sont toujours fatigués, même les dimanches matins, qu'ils aient ou non passé de longues minutes dans un labyrinthe infesté de Serpentard. Une seule des questions d'Edward attira vraiment l'attention de notre jeune Serdaigle : en effet, pourquoi n'était-elle pas dehors en belle compagnie ? Sans doute parce que le concept de « belle compagnie » se révélait souvent très relatif, les gens changeant aussi souvent que la météo. Maureen n'avait pas envie de se taper les autres quand ils étaient dans leurs mauvais jours, de la même manière que la plupart des gens ne partent pas en balade en cas de lourde pluie ; c'est pourquoi la belle compagnie, il valait souvent mieux en changer avant de devenir cinglé. L'humeur exécrable a cela d'énervant qu'elle est très contagieuse. Payne reprit la parole en inspectant ses ongles courts, qu'elle rongeait régulièrement par habitude.

    « La métamorphose est ma matière préférée. Pour de vrai. Je ne suis pas du genre à flatter les profs dès qu'ils pointent le bout de leur nez devant moi. Si je ne suis pas dehors en belle compagnie, j'imagine que c'est parce que je me trouve actuellement dans la bibliothèque en belle compagnie ; et vous conviendrez qu'être à deux endroits en même temps, ce n'est pas donné à tout le monde. »

    Elle cessa d'observer ses longs doigts et laissa son regard se poser sur Edward.

    « Pour ce qui est d'être bonne élève... J'imagine qu'on peut me ranger dans cette catégorie, si vous y tenez. »

    Ce n'était pas faux : Maureen avait toujours eu de plutôt bons résultats. Elle travaillait ce qui l'intéressait et laissait tomber ce qu'elle jugeait idiot et/ou chiant. Or, la métamorphose faisait partie de ce qu'elle aimait. Elle avait obtenu un joli O tout rond aux BUSE pour cette matière. Elle fronça son petit nez pointu avant de fixer, plus franchement cette fois-ci, son interlocuteur.

    « Et vous alors ? Vous étiez bon en métamorphose pendant vos études ? »

    Pas de raison qu'elle lui réponde et pas lui. C'était l'occasion de voir quel genre d'homme il était : soit il s'offusquerait qu'elle lui « pose une question indiscrète sur sa vie privée », ou ce genre de conneries ; soit il parlerait. Mais, au fond, Payne voulait qu'il continue à agir comme elle espérait qu'il le fasse. Elle avait envie de rester un peu sur ce parquet, qui lui parut soudain très confortable.
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