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 Adam J. Galia

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Adam J. Galia
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MessageSujet: Adam J. Galia   Mar 25 Mar - 21:52

[Tout d'abord, bon courage aux admins pour ce qui va suivre x) ]

« Je le sais. Je le sais. Je le sais.
Ce qu’elle va me demander. Je le sais. Je l’ai toujours su.
Elle va me dire qu’elle n'a pas le courage , ou qu’elle ne peut pas. Que c’est dur, qu’elle aurait voulu autre chose. Une autre histoire peut-être.
Elle m’avouera que j’ai raison. Qu’elle a tord. Que c’est ainsi. Que c’est fini.
Elle réfléchira de longues minutes, lâchera un soupir et m’ordonnera.
J’obéirai, je partirai et j’hurlerai. »


#~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~#


On vous dira toujours que j’étais un enfant adorable, doué et sociale comme pas possible. Que j’étais un gosse que tout le monde aurait voulu avoir et que mes parents avaient de la chance. Pourtant, je ne suis pas de cet avis. Et quand on me le dit encore aujourd’hui, je grince des dents.
Aussi loin que je me souvienne, ma première pensée fut un râle bruyant et ravageur. Je venais tout juste d’être sortit du ventre de ma mère –par césarienne- que je faisais entendre ma plainte, ma tristesse. On m’avait délogé du cocon de chair et de sang de ma génitrice, me laissait seul. Seul face à la vie, m’écartant de l’endroit où je me sentais le plus heureux. Ce n’est pas parce que j’étais l’unique habitant de ces entrailles. Car je ne l’étais pas. Dans ce ventre, il y avait mon double, mon reflet. Si j’hurlais ma colère, c’est parce qu’on m’en séparait. On m’éloignait de cet être qui a toujours été avec moi, dès le début de ma vie. Dans le ventre de notre mère, nous riions ensemble, nous pleurions à deux, nous nous battions l’un contre l’autre et nous discutions pendant des heures de ce qui se passait à l’extérieur. Pour nous, ce monde était un lieu vierge de notre savoir que je ne voulais pas découvrir. J’étais bien où je me trouvais et cela me suffisait.
Malheureusement, dans la grandeur de l’égoïsme humain, on nous a forcé à sortir. Il faut comprendre mon désarroi car je savais. Je savais que dès l’instant où je respirais par moi-même, elle et moi ne serions plus une entité unique. Nous ne serions plus que deux corps éloignés, vivant pour son propre être. J’en étais certain. Je pleurais.
Cette fureur resta à jamais gravé en moi, dans un bloc de pierre se logeant dans un des coins de mon âme, n’attendant que les meilleurs moments pour me rappeler qu’elle existait.

Comme on le racontait si bien, je suis devenu un gamin adorable aux yeux des autres, même si je ne faisais rien pour. J’étais toujours avec ma sœur, Alice. Et elle était toujours avec moi, Adam. On m’avait donné ce prénom parce que mes parents étaient de fervent catholiques et que j’étais le premier à être venu au monde, à l’avoir baptiser de mes cris rauques. C’est pourquoi ils m’avaient donné ce nom. Adam. Le premier homme sur la terre créer par le Seigneur. Mon deuxième prénom : Jun. Aller savoir comment, mes parents adoraient l’histoire "d’Alice in Wonderland". Ils pensaient donc qu’une Alice ne pouvait pas aller sans une June. Manque de bol, j’étais un mec. Ils avaient donc amputé mon prénom d’une lettre. Et comme il n’y avait pas d’Adam sans Eve, le deuxième prénom de ma sœur fut ainsi. De cette manière, de par nos noms, nous étions inséparables.
Petit, je jouais à l’auror qui se battait ardemment contre le magyar à pointes pour sauver la sorcière en détresse. Toutes nos histoires étaient inspirées de la vie de nos parents. J’étais fier de mon père. Il se nommait Jim O’Leary et descendait d’une famille de sang pure très réputée en Irlande. Ancien Gryffondor, il était un auror haut gradé qui se battait contre le mal, espérant faire briller la lumière dans le monde magique. Il avait rencontré ma mère à Poudlard. Shella Meehan n’était pas une sorcière. Elle était une moldue qui reçu la lettre de l’école de magie. Elle ne connaissait rien à ce monde mais s’y fit bien vite. Sa maladresse habituelle la casa chez le Poufsouffle. Ce fut lors de leur sixième année à Poudlard que mes futurs parents se rencontrèrent. Tout deux Irlandais, le contacte passait bien entre eux. Trop bien même. Ils sortirent ensembles et ne purent imaginer la vie sans l’autre. Et, digne d’une histoire du 19ème, la famille O’Leary accepta mal cette union, préférant que l’unique descendant de la lignée procrée avec quelqu’un de sang pur. Jim se rebella et coupa les ponts avec ses parents. Il voulait vivre sa vie avec celle qu’il aimait. Tant pis si elle n’était pas une sorcière reconnue. Après la fin de leurs études, les deux amoureux s’installèrent ensemble. Loin de leur esprit l’idée de faire un enfant tout de suite, ils prirent la peine d’attendre que le temps passe et que tout soit parfait pour qu’ils fondent une famille. Oui, ils étaient patients, qualité dont je n’ai hérité qu’à moitié, contrairement à ma sœur. C’est comme ça que dix ans après leur rencontre, Shella tomba enceinte. Elle était aux anges, son mari aussi. Les projets qu’ils avaient eus depuis tant d’années pouvaient enfin se réaliser. Et la surprise fut double quand ils apprirent qu’ils auraient une fille et un garçon. D’ailleurs, Jim s’était cogné la tête en l’apprenant. C’est ainsi que le neuf Juillet, moi et Alice vîmes le jour.
Notre famille avait tout pour être heureuse. Peu importe la personne qui nous voyait, pour eux, les jumeaux que nous étions étaient magnifiques. Nous brillons de par… Rien. Je ne savais pas pourquoi j’étais tant admiré avec ma soeur. Je n’avais rien d’exceptionnel. J’étais un gamin capricieux et très protecteur envers ma moitié. On se tenait toujours la main ou on était toujours en contacte. On prenait notre bain ensemble, on dormait ensemble, on faisait tout. Je n’imaginais pas ma vie sans Alice. Et elle non plus -Elle me l’avait confié une fois, croyant que je dormais. Je faisais semblant- Nous grandirent dans notre petit monde. Le notre. Personne ne pouvait y entrer, sous peine de tirage de gueule intense.
Et puis l’école arriva. Ce fut pour moi une entrée dans un univers différents de celui que j’avais connu. Pour la première fois, je me cognais à des résistances, à des opposants. Je n’étais pas du genre à m’adapter à tout si je n’en n’avais pas envie. J’étais un énorme rocher qui prenait de la place. Il fallait que les autres se changent pour pouvoir m’accepter. Parce que moi, je ne changeais pas pour accepter les autres. Ils fournissaient les efforts que je ne produisais pas. Ma première confrontation avec le corps professoral ne se fit pas attendre. Dès le premier jour je fis bien comprendre qui j’étais.
Je me trouvais –toujours avec Alice- dans une salle de classe -Je n’avais pas prit la peine de mémoriser le numéro du local. Je n’étais pas à l’aise dans l’uniforme. Le tissus me grattait. Ca m’énervait. Je détaillais les quatre murs de la pièce peints d’un blanc cassé horrible, avec pour seule décoration : des dessins multicolores d’enfants qui étaient un jour passé par là. Sur le sol en parquet fraîchement verni, les bancs en bois reposaient, alignés en trois rangées. Parfaitement ordonné au millimètre près, chaque élève devait avoir sa place. D’ailleurs, l’institutrice était aussi tirée à quatre épingles. Ses cheveux gris étaient attachés en un chignon parfait où rien ne dépassait, même pas un semblant de mèche. Ses yeux nous fixaient derrière ses lunettes en demi-lunes. Son maquillage tentait de cacher les rides que je distinguais facilement et elle portait une vieille tunique d’un gris monotone, pale.
Elle pointa son regard sur le premier personne se trouvant devant-elle. C’est-à-dire ma sœur. Elle lui assigna une place. Comme j’étais à côté d’elle, elle m’en indiqua une autre, complètement à l’opposer de celle de mon reflet. Je ne bougis pas.

Lady*« Adam, va t’asseoir là-bas »

Mon regard ébène se noircit à la seconde. Cette femme voulait me séparer de ma sœur. Je n’étais pas d’accord et j’allais lui dire.

Petit Prince*« Et pourquoi j’irai ? J’suis bien où je suis ! »

Que d’arrogance en haut de mes 6ans. C’était à chaque fois pareille. Quand ça n’allait pas comme je voulais, je devenais agressif. Il était hors de question que je cède face à cette pseudo-moldu au QI ne dépassant pas celui d’un Troll. Mais apparemment, l’institutrice n’aimait pas qu’on lui tienne tête. Je découvris plus tard qu’elle n’était pas la seule femme qui avait horreur de mon comportement. En fait, je crois bien que je me mettais à dos tous les professeurs que j’avais.

Lady*«Il faut que tu te fasses des amis. Tu n’as pas envie de te faire des copains ? »

Son ton mielleux me donna envie de cracher. Pensait-elle que je n’étais pas apte à comprendre ?

Petit Prince*« J’m’en fous des autres. »

Du tac au tac. Elle n’avait même pas eu le temps de s’attendre à cette réplique. Quand il s’agissait d’Alice et moi, j’étais pire qu’une tête de mule.

Lady*« Ne me parle pas comme ça ! Tu… »
Petit Prince*« Ou sinon quoi ? Vous allez me frapper ? Essayez pour voir. J’vous démolirais la tronche en un claquement de doigt. J’restes près d’Alice un point c’est tout. Si vous êtes pas contente, vous avez qu’à démissionner. »

Je savais bien qu’Eve était du même avis que moi, sauf qu’elle l’aurait fait avec un peu plus de douceur. Et si ça n’avait pas été comme elle le voulait, elle se serait mise à pleurer. C’était sa technique. La mienne était tout autre, vous avez sûrement put le constater. Si elle était le jour, moi j’étais la nuit. Toujours collés l’un à l’autre. Indissociable.

Lady*« Ca suffit maintenant ! Tu vas chez le directeur »
Petit Prince*« Et pourquoi ? Parce que vous n’aimez pas qu’on vous tienne tête ? Vous savez quoi ? J’vous… »
Wonderland*« Arrête. »

Le ton calme et posé d’Alice m’avait stoppé net dans mon élan d’insultes en tout genre. Silence. C’était toujours comme ça. Beaucoup de gens pensaient que ma sœur était ma marionnette alors que la vérité était tout autre. Elle n’avait qu’à demander et j’obéissais comme un esclave. Je ne vivais que pour elle. Elle était mon maître.

Wonderland*« S’il vous plait, Excusez le, il s’emporte un peu trop vite. » La vielle femme allait dire quelque chose mais Alice continua son monologue. « Le fait est que nous ne voulons pas nous séparez. C’est comme ça. Vous n’y changerez rien. Même nos parents n’ont jamais réussit à nous éloigner plus de 5 minutes sans avoir les tympans percés. Rassurez-vous, nous acceptons de faire connaissance avec les autres, pour le peu que nous soyons ensemble. »

Plus aucune parole. Rien ne devait être articulé. Tout avait été prononcé. Une fois que ma sœur disait quelque chose, il n’y avait généralement rien à rajouter. Elle dissimulait son insolence derrière ses bonnes manières et sa gentillesse. Ce côté d’elle passait inaperçu aux yeux des esprits les plus niais. Malheureusement, elle n’utilisait cette ruse que très rarement. Elle était trop gentille pour être une vraie attaquante. En fait, quand elle parlait comme ça, c’est qu’elle était au bout de sa patience, qu’elle avait utilisé tous les moyens possibles pour se calmer, mais qu’il n’y avait plus rien à faire.
Ne voyant aucune réaction de la part de la vieille femme, je pris Alice par la main et m’installe sur un banc au hasard. Je regardais les motifs gravés dans le bois et me posa ensuite sur QI de troll, un sourire triomphant sur le visage. La femme avait perdu. Car une fois que nous gagnions une bataille, on emportait la guerre avec.
Tout le reste de l’année fut tout autant pigmenté de ce genre de face à face avec les adultes. J’étais critiqué par tous les grands et je m’en fichais. Je n’avais rien à faire de ces moldus de bas étage. Ils pensaient tout ce qu’ils voulaient, j’avais toujours ce que je désirais. Donc, ça faisait de moi le gagnant de ces luttes. Le pire dans toute l’histoire, c’est que j’avais de bonnes notes. J’étais intouchable aux yeux de la société des années 90.


Dernière édition par Adam J. Galia le Jeu 27 Mar - 4:36, édité 3 fois
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Adam J. Galia
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MessageSujet: Re: Adam J. Galia   Mar 25 Mar - 22:27

Ca faisait trois ans que j’avais intégré le cursus scolaire. Je me portais comme un charme. Les professeurs m’avaient toujours en grippe mais j’étais moins agressif. Je me canalisais. Tout du moins, j’essayais. Car je m’emportais encore un peu. Mes disputes étaient devenues le théâtre des cours. J’étais d’ailleurs bien connu de l’école. Alice et moi étions les jumeaux fouteurs de bordel que personne ne pouvait disputer. Nous étions inatteignables et toujours aussi collé l’un à l’autre. Nous n’avions même plus besoin de nous parler pour nous comprendre. Un simple regard ou un geste suffisait pour que nous tombions d’accord. Cela faisait d’ailleurs peur aux autres. Nous en rigolions en cachette.
Un jour de juillet, je nageais tranquillement dans les eaux froides du Nord de l’Irlande. Ma sœur me regardait, assises sur le sable fin de la plage. Si bien j’aimais l’eau, elle ne s’en approchait que pour se laver ou se détendre. C’était un des rares moments où je me retrouvais seul avec personne autour de moi. Cela ne me dérangeait pas particulièrement. J’adorais me trouver dans ce liquide. Je m’y sentais bien. J’aimais cette sensation d’être porté par quelque chose tout en se sentant en sécurité. D’autant plus que j’étais un très bon nageur. Je représentais mon école lors de petits tournois. Et à ma grande joie, je n’en avais perdu aucun, faisant de ma chambre un lieu de rangement où j’exposais fièrement les médailles d’or sur les murs.
Après une heure de parfaite solitude, je nageais en direction de la rive. J’avais assez joué comme ça. Mes mains devenaient « ridées » et j’avais horreur d’avoir mes membres dans cet état. Je m’empressais de poser mes pieds sur le sol, les gains de sables me collaient aux pieds, mais je n’y prêtais pas attention. Je pris rapidement la serviette que ma sœur me tendait et m’enroula dedans. Alice me regardait et je lui souris. Elle me détaillait de haut en bas. C’est vrai que pour mes neuf ans, j’avais déjà tous les signes de mon futur physique. Mes cheveux noirs, en batailles, tombaient légèrement sur mes yeux, n’obstruant tout de même pas mon regard de ténèbres où parfois on apercevait une lueur bleutée loin, très loin dans mes iris. A cet âge là, je ne mesurais pas plus du mètre quarante-cinq. A mes dix-sept ans, j’en mesure quarante de plus. Et j’avais déjà les muscles bien dessinés par la natation. J’étais le petit rebelle qui faisait craquer les filles de ma classe. Mais ça, je n’en avais rien à foutre ! Il n’y avait qu’une personne de la gente féminine qui m’intéressait. Et elle était toujours avec moi. Je n’avais donc pas à me plaindre.
Eve ouvrit la marche. Je n’avais pas encore enfilé mon sweet. Je m’empressais de le mettre et de couvrir la distance qu’avait creusé ma sœur. La maison se trouvait à cinq kilomètres de la plage. Sur le trajet, Alice parlait souvent de ce qui lui passait par la tête. Je l’écoutais d’une oreille distraite. Je savais parfaitement comment elle fonctionnait. Je devinais à l’avance de ce qu’elle allait dire ou parfois je finissais ses phrases. Je n’avais pas besoin de prêter une grande importance à ce qu’elle disait. Parfois je répondais en rigolant de ses remarques. On avait neuf ans, on était jeune et insouciant.

Wonderland*« Et tu m’aideras à attraper ceux qui sont trop haut ? »
Petit Prince*« Of course. T’es tellement petite que je ne peux pas dire non ! »

On parlait de Paque, des cloches qui allaient passés et du chocolat qu’on allait mangé jusqu’à avoir une crise de foie. Maman nous enguirlandera encore parce qu’on n’aura pas fait attention et que du coup, on n’avait pas le droit de se plaindre. Alice pleurera et papa, en grand chevalier consolateur des cœurs nous racontera une de ses histoires.
Alice s’énerva face à la pique que je lui avais envoyée. Elle était plus petite que moi d’une petite dizaine de centimètre et j’adorais l’ennuyer avec ça. Je rigolais devant ses joues qu’elle avait gonflées avec la colère et elle me frappa de ses petits poings. Elle ne me faisait pas mal. Elle était trop frêle pour ça. On aurait put la confondre à un fétu de paille. Elle était fragile et je ne pouvais me permettre de laisser quiconque lui faire du mal. Je m’étais déjà battu avec plusieurs garçons qui l’avaient insulté. Personne ne touchait à ma famille. Et encore moi à ma sœur. C’était pour moi quelque chose qui m’excédais. Ces gens qui n’osaient pas vous attaquer de face et qui s’en prenait aux autres. Enfin, ça fonctionnait plutôt bien pour eux puisque je leur sautais toujours à la gorge.
On arrivait à cent mètres de la maison. Alice s’arrêta et je le regardais.

Wonderland*« On fait la course? »

Et elle se mit à courir aussi vite qu’elle put. Je fus surpris et démarra avec quelques secondes de décalage. J’étais ralentit pas les affaires de plage que je portais en bon gentleman.

Petit Prince*« C’est pas juste, c’est ma réplique d’abord » Lui criais-je en tentant de la rattrape.

Elle arriva, bien entendu, la première. Je pestais contre elle. Elle avait triché et en plus, j’avais perdu. Je m’appuyais sur mes genoux, reprenant calmement mon souffle. Je ne voulais pas qu’elle voie que j’étais fâché. Normalement je gagnais toujours.

Wonderland*« Ahah ! J’ai gagné ! Alors, Monsieur je-suis-le-meilleur, qu’est-ce qu’on dit ? » Je m’apprêtais à répondre quand je me mis à toussé légèrement. « Ca va ? »

Pour un gosse normale, personne ne se serait inquiété qu’il se mette à tousser après avoir couru comme un déluré sur plusieurs mètres. Mais je n’étais pas un gosse normale. Ce n’était pas une petite course de rien du tout qui allait m’empêcher de vivre en me faisait cracher l’air de mes poumons. Et puis, je n’étais jamais malade, toujours en pleine forme. Mon système immunitaire fonctionnait parfaitement. Il était normal qu’Alice s’inquiète pour moi.

Petit Prince*« Ca va… »

J’avais répondu calmement, essayant de calmer les démangeaisons que j’avais au niveau du thorax. Cette réponse ne plu pas à ma sœur. Elle savait que je mentais. Je n’allais pas lui dire que j’allais mal. Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète pour une petite toux de rien du tout. J’étais toujours appuyé sur mes jambes, tentant en vain de reprendre ma respiration normale. Plus je faisais cet effort plus l’effet inverse se produisait. Honnêtement, je commençais à flipper. Je m’assis sur les quelques marches menant à la porte et allongea mes jambes. Les affaires que j’avais en mains, je les avais lâché depuis longtemps.

Petit Prince*« Alice, va chercher maman »

Elle ne se fit pas priée. Elle ouvrit la porte, la laissant ouverte. Je l’entendais cherché après notre mère d’une voix apeurée. Je la comprenais. Si j’avais eu un miroir devant moi, j’aurais vu mon visage d’habitude de si bonne couleur viré au blanc. Je fus pris d’une quinte de toux de plus en plus douloureuse avec la facilité de respirer d’un porc se noyant dans sa marre de boue. J’étais au summum de la peur. J’avais neuf ans et je ne pigeais pas ce qu’il m’arrivait. J’étais terrorisé. Je pensais que je ne pouvais pas avoir plus de sensation froide qu’à cet instant jusqu’à ce que, dans ma toux, je crache du sang. Youhou ! Mes yeux se sont fait tout ronds en détaillant le liquide rougeâtre dans ma paume. S’en fut un peu trop pour mon âme d’enfant et je m’effondrais dans les limbes de l’inconscience. Je tombais tête la première vers le sol, me ramassant tel un vulgaire sac de patates. C’est à se moment que ma mère arriva avec Alice à ses trousses.

Je me réveillais quelques heures plus tard dans un endroit maculé de blanc. Déboussolé, je regardais autour de moi, cherchant un quelconque point de repère. C’est avec une facilité déconcertante que je devinais qu’on m’avait emmené à l’hôpital. Faut dire aussi qu’il n’y a pas trente milles endroits avec des draps blancs, un appareil qui casse les oreilles avec son « bip » régulier et une odeur de désinfectant qui agresse les narines. Je remarquais dans cette mer d’ivoire une tache noire. Ou plutôt une touffe de cheveux. Non, je n’avais pas perdu les miens. C’étaient ceux d’Eve. Je la détaillais dans son sommeil. Ses traits étaient encore tirés par l’épisode qu’elle venait de vivre. Les larmes avaient marqués son visage. Je réprimais un grondement en le remarquant. Je n’aimais pas faire pleurer ma sœur. Je la secouais un peu dans toute ma délicatesse. Elle se réveilla et me sauta au coup, m’étouffant. Je me défis de son étreinte juste au moment où ma mère rentrait, accompagnée par un mec en blouse blanche. Shella se rapprocha à une vitesse fulgurante de mon lit et me couvrit de bisous. Ca va, j’avais comprit. J’avais fait peur à tout le monde, il ne fallait pas pour autant vouloir me tuer d’une autre manière.

Doc’*« Bonjour Adam, comment vas-tu? »
Petit Prince*« Moi ? » je pris un air innocent. « Je vais très bien. On peut partir ? »

J’adressais un grand sourire au médecin qui s’était rapproché. J’avais horreur des hôpitaux pour une raison qui m’échappait. Mais plus je restais en ce lieu, plus je me disais que j’allais trouver pourquoi.

Doc’*« Pas tout de suite. Il faut qu’on te dise ce que tu as avant. Tu ne crois pas ? »
Petit Prince*« Non. Pas besoin. Je vais trèèèès bien. On peut partir ? »

Une nouvelle fois la même question. L’homme n’y prêta pas attention. Il posa le dossier que je devinais être le mien sur la table de chevet. Comme je voyais son air, ça n’allait pas être très bon la suite.

Doc’*«J’aimerais bien que tu partes. Le seul problème c’est que tu es malade. »
Petit Prince* Entêtement. « Puisque je vous dis que je vais très bien ! »

Manque de bol, mon corps n’était pas de mon côté. Je me mis à tousser pendant une petite minute. Et le docteur restait là, sans bouger tandis que la gente féminine de la salle piquait un far. Je me calmais tant bien que mal, essayant de faire taire la douleur sourde de mes poumons.

Petit Prince*« Ok… Z’avez gagné. J’ai quoi ? »
Doc’*« Bronchectasie »
Petit Prince*« Brontaquoi? »

Le docteur m’expliqua vaguement ce que j’avais. J’essayais de comprendre le plus possible. Mais il oubliait que je n’étais qu’un enfant qui n’avait pas reçu de formation médicale. Au fur et à mesure de son explication, je voyais ma mère qui s’inquiétais de plus en plus, malgré le ton rassurant qu’utilisait le doc’. Je restais quelques heures encore dans cette chambre avant de repartir à la maison.
J’étais atteint d’une maladie rare, peu connue et dont sa durée était indéterminée. Toutes les personnes atteintes et qui sont mort l’on eu jusqu’à leur dernier souffle. Mes bronches avaient un problème que je n’avais pas trop comprit. Elles ne fonctionnaient pas bien et du coup, je pouvais avoir des crises identiques à celle que j’avais eu. Vous ne pouvez pas savoir ma joie en apprenant ça. Je devais limiter mes activités physiques, rester calme et servir de cobaye pour les nouveaux traitements. En gros, mon nouveau programme ressemblait surtout à une torture faite par une prof de botanique ou aux douze travaux d’Hercule. Je pestais contre moi-même. Je n’étais jamais malade. Et une fois que je choppais un truc, c’était à vie. Je venais de gagner le gros lot de la malchance ou quoi ?
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MessageSujet: Re: Adam J. Galia   Mar 25 Mar - 22:53

Mon père rentra le lendemain de mon hospitalisation. Il y a peu, il avait rejoint les troupes des Aleeners. Il s’absentait de plus en plus souvent, traquant les mages noirs. Le soir, avant de nous endormir, il nous expliquait comment s’était passé son travail. Il nous contait les batailles acharnées qu’il devait mené et d’où il en ressortait vainqueur. Je le voyais comme un héros je l’adulais pour ce qu’il était. Il était mon model. Je voulais être comme lui. Mais une nui, tout changea.
Une tempête frappait le Nord de l’Irlande avec violence. Le vent chargeait notre maison tandis que la pluie faisait un concert sur les vitres. Bien que normalement, je n’avais aucun problème avec les aléas du temps – au contraire, cela me berçait- je ne trouvais pas le sommeil. Il y avait une excitation palpable dans l’air et cela m’énervait. J’enlevais les couvertures me couvrant et posa mes pieds sur le sol en bois de notre chambre. Alice dormait en face de moi. Elle était tombée dans les bras de Morphée comme une bûche. Je ne craignais pas de la réveiller. Elle avait le sommeil bien trop lourd pour que je puisse l’en sortir. J’ouvris la porte de ma chambre et en sortit avec l’agilité d’un chat. Mes parents nous avaient toujours interdits de sortir de notre chambre pendant la nuit. J’ignorais pourquoi et jusqu’à ce jour, je m’y étais toujours fixer. Je m’approchais des escaliers quand j’entendis un bruit sourd. Quelque chose venait de tomber quelque part dans la maison. Dans mon innocence, je cru que c’était un voleur. Je me mis à dévaler les marches, n’aillant absolument pas l’idée que le malfaiteur aurait pu m’attaquer. Ce genre de pensées m’arrivait souvent. La conclusion la plus logique, je la sautais, passant à quelque chose d’autre. Ok, je m’en prenais plein la poire après. Mais sur le moment, je ne pense pas aux conséquences de mes actes.
Il y eu un nouveau bruit. Cette fois-ci, j’avais pu identifier la source. Je me lançais à corps perdu dans le salon mais avec une certaine discrétion quand même. Je n’eus pas à ouvrir la porte, elle l’était déjà. Je n’eus qu’à pousser le morceau de bois pour tomber sur un spectacle auquel je ne m’attendais absolument pas. La surprise fut telle que je me figeai sur place et ouvrit la bouche.
Devant les yeux de l’innocent garçon que j’étais, mon père avait la main levée, s’apprêtant à l’abattre sur le corps allongé de ma mère. Je ne comprenais pas ce qu’il faisait. Pourquoi voulait-il frapper maman ? Elle avait fait quelque chose de mal ? Ce n’était pas possible, elle était la gentillesse incarnée. Alors, pourquoi ?
Plongé dans mes questions sans réponses, Jim frappa ma mère. Le bruit de la claque me fit sursauté et je me jetais sur ma génitrice dans le seul but de la protéger. Peu importe qui c’était, on ne touchait pas à ma famille. Peu importe le malfaiteur. Je grognerai et je mordrai. Mon père paru surprit. Il était trop dans le feu de l’action pour avoir entendu quiconque arrivé. Il était en colère. Je le compris bien vite via le regard qu’il avait.

Dady*« Dégage ! »

Je fus surprit de ses paroles mais je ne lui obéis pas. Il était hors de question que je remonte bien sagement dans ma chambre en oubliant ce que je venais de voir. Il répéta sa phrase avec plus de force. Je commençais à m’énerver et j’étais seul. La dernière baffe avait envoyé ma mère au tapis. Il n’y avait personne pour me protéger. Comme je ne me déplaçais pas, il s’énerva et me gifla à mon tour. Ma tête tourna sur le côté et je fus projeté sur un fauteuil. Le choc ne fut pas trop violent, mais j’avais la tête qui tournait. Je me relevais avec peine, prenant appuie sur le mobilier. L’auror m’avait oublié. Je profitais de ce manque d’attention pour le sauter dessus. J’avoue que ce n’était pas une bonne idée. Il m’agrippa par le col et m’envoya paître dans la bibliothèque. J’étais devenu sur nouvelle cible. Mon instinct de survie me dit que je n’allais pas apprécier les moments suivants. Mon paternel se rua sur moi. Il me frappa au bras, je reculais. Un mal s’installa à l’endroit qu’il avait frappé. Il réamorça sa frappe sur mes côtes, mon point faible. Il ne devait pas me toucher à cet endroit. Il devait le savoir. C’est pour ça qu’il avait attaqué mon thorax. Je reculais de quelques pas, me cognant contre le mur. Mes poumons me faisaient mal. Je crachais du sang. J’étais habitué à ce goût métallique à présent. Ca ne me faisait plus rien de savoir que je me vidais de mon liquide vital. J’étais un tout petit peu plus concentré sur le pied que j’allais recevoir dans le ventre. Mon corps criait de rage, ma tête de folie et mon cœur de peine. En quelques minutes l’image du père aimant s’était brisée. Sept ans de malheur à qui casse un miroir. Je n’en avais jamais touché. Alors, pourquoi m’attirais-je toutes ces mésaventures, les unes après les autres ?

Je n’ai jamais vraiment comprit pourquoi il s’en prenait à moi. Etait-ce parce que je m’étais interposé entre lui et ma mère, ou bien la raison était-elle toute autre ?... Je crois qu’en fait, il n’a pas supporté d’apprendre que j’étais malade. Car pour lui, cela revenait à dire que j’étais quelqu’un de faible. C’est vrai que pendant les moments où je me mettais à cracher mes poumons, je me retrouvais dans un été de faiblesse unique. Un enfant aurait put surgir de nul par et me lancer un sort sans que je réplique. Mon père ne supportait pas les faibles. C’était quelqu’un d’ambitieux. S’il n’avait pas ce qu’il voulait, il s’énervait facilement. Tout ça, je l’avais deviné lors de nos tête-à-tête, entre deux baffes. Je ne pipais mot quand il me frappait, mais je réfléchissais au pourquoi du comment. J’en étais donc arrivé à cette conclusion. Parce que c’était la seule qui me convenait vraiment. Parce que c’était celle qui me faisait le moins mal. Je ne pouvais croire un seul instant qu’il ne m’eu pas aimé. Ca n’aurait pas été possible de me raconter de tels histoires, de passer autant de temps avec moi s’il ne m’avait pas porter dans son coeur au moins une seconde. Il n’aimait pas l’arrogance non plus. Et comme j’en débordais quand j’étais de mauvaise humeur et que je ne faisais pas un effort, il se prenait dans la tronche tout ce que je pensais de lui. Jamais je ne m’étais incliné face à sa violence. J’avais toujours le regard fiévreux de colère et je le défiais ouvertement. Son seul moyen de me rabaissé, c’était par la force. Je rigolais de sa lâcheté et j’en ris encore.

Ce petit manège dura environ… Six mois. A cette période, la bataille entre les Aleeners et les Llewers doublait de violence. Tous les effectifs des « gentils » furent envoyés sur le front. Jim ne manquait pas à l’appel. Il était en train de se battre. Les sorts fusaient à droite à gauche. Monsieur O’Leary n’eu pas de chance. Il se retrouva dans la trajectoire d’un mauvais sort. Il était mort sur le coup.
J’ai toujours regretté qu’il s’effondre comme une mouche. J’aurais voulu apprendre qu’il s’était fait attrapé par l’ennemi. Qu’il se soit fait emmener quelque par pour être torture. Je souhaitais qu’il soit confronté à plusieurs reprises à la faucheuse et qu’il s’en sorte de justesse. Les Llewers l’auraient laissé pourrir dans un cachot. Et là, dans cette petite pièce sombre et humide, à son état le plus minable de son existence, il aurait regretté les actes qu’il avait commis envers moi, envers maman mais surtout, envers moi.
Je ne lui ai pas pardonné d’avoir eu une mort aussi douce. Je ne le pardonnerais jamais.

A 11ans, Alice et moi fîmes notre entrée à Poudlard en bon élève. Mais, ce que j’avais pressentit à ma naissance arriva. Nous, les jumeaux fouteurs de bordel inséparables furent [suspense] envoyés dans des maisons différents. Quand mon cerveau eu fini de traité l’information, j’ai serré mes lèvres et me suis mordu la langue. Je me faisais violence pour ne pas… Pour ne pas détruire Poudlard avant l’heure. Je haïssais ce maudit chapeau. Je rêvais de le cramer et de le faire couler dans le lac de l’école. Personne n’avait encore osé nous diviser. Et voilà qu’un vulgaire bout de tissus doté de la parole le faisait ! J’ai très mal vécu ce premier mois. Puis, je me suis fait une raison. Si le chapeau ne l’avait pas mise avec moi, c’est que l’on était trop différent. J’ai eu du mal à me faire à cette idée. Mais ce n’était pas la première fois que je devais me résoudre à quelque chose comme ça. Et ça n’allait pas être la dernière fois non plus. Le reste de l’année se passa calmement, non sans légères disputes avec les enseignants.

Cela faisait un peu plus d’un an que père était mort. A son enterrement, je n’avais pas versé une larme. Je le faisais rarement. Je ne voyais pas l’utilité de pleurer pour quelque chose qui ne pouvait changer. Ce liquide salé n’était pas donneur de vie. Par contre, sa mort fut un réel choque pour ma sœur. Elle aimait toujours son père. J’eus du mal à la consoler réellement. Et elle eu du mal a accepté un homme qui rentra dans notre vie. C’était les vacances d’étés. Alice et moi faisions une sieste à l’ombre d’un arbre. Elle avait sa tête son mon épaule et mon nez était calé dans ses cheveux. J’aimais vraiment les vacances. Ca me permettait d’être plus avec ma moitié. On dormait comme des bébés quand notre mère arriva. Elle nous réveilla avec une méthode dont elle a le secret et dont je raffole tout particulièrement. Après m’avoir caresser les cheveux comme un enfant un peu trop petit, elle s’assit dans l’herbe. Elle avait à nous parler.

Mumy*« Je sais que votre père vous manque. A moi aussi il m’a manqué pendant longtemps… Et, je me suis dis qu’il fallait que je change d’air. Il fallait tourner la page… Rhô! Et puis zut! »

Je rigolais devant son visage énervé et je compris le fait que ce chapeau de malheur l’avait envoyé chez les Poufsouffle. Personnellement, je n’étais pas très intéressé par ce qu’avait dit maman. Elle l’avait surtout fait pour ne pas choquer Alice. Elle était devenue très irritable quand on parlait à tord de la mort de Jim. D’ailleurs, elle avait serré ma main pendant le court monologue de notre mère. Elle craignait quelque chose. Je savais de quoi il s’agissait. Cela ne faisait aucun doute qu’elle s’était trouvé quelqu’un. J’avais 11 ans, j’étais futé comme un renard. Shella appela quelqu’un au loin. Une silhouette s’approcha. Pendant un instant, j’eus cru que c’était une femme. Je ne sais pas pourquoi j’ai eu cette vision complètement stupide, mais ça m’avait fait la peur de ma vie. Bref… C’était bel et bien un homme qu’elle avait appelé. Ouf !

Doc’*« Yo! »

Je connaissais cette voix.

Petit Prince*« Le médecin pas très futé! »
Doc’*« Ouais, merci… J’aurais préféré que tu te souviennes de mon nom. Mais c’est déjà par mal pour une gosse avec une cervelle de poisson rouge »

Ma sœur me retint par le bras de justesse. Si elle n’avait pas été là, je lui aurais arraché ses balles de golf pour m’en servir. Cet homme était d’un manque cruel de politesse. C’est vrai que je ne valais pas mieux que lui. Si je disais assez souvent ce que je pensais des autres, ce n’était pas pour m’en faire des ennemis. J’avais beaucoup de copains à Poudlard. Je retrouvais mon calme, interrogeant ma mère du regard.

Mumy*« Il s’appelle Nathan Galia. Il va vivre chez nous… Et il travaille à St mangouste. C’est un sorcier »
Petit Prince*« Très bon choix maman. J’veux l’même nom de famille qu’lui ! »

Pas très billant vous vous dites. Mais j’avais déjà réfléchit à ce sujet. Si ma mère trouvait quelqu’un que je jugeais convenable et avec un nom acceptable, je voudrais le même. La raison ? Par unique vengeance. Je voulais faire payer à mon père ce qu’il m’avait fait vivre. Je savais parfaitement que pour lui, une des choses les plus importantes, c’était que le nom de sa famille perdure. J’allais lui couper l’herbe sous les pieds de son lit de mort. Son souhait ne sera jamais réalisé. Les O’Leary allaient s’éteindre avec l’âge et personne ne sera là pour assurez la reproduction de cette famille. J’allais personnellement m’en charger.
J’oubliais un tout petit détail dans l’histoire : Eve. Elle n’aimait pas ma dernière phrase. Je le comprenais via la main qu’elle me broyait. Avec le temps, elle n’était plus la petite fille que je servais. S’il y avait un quelconque problème avec moi, elle n’allait pas me tirer les oreilles en publique. Non. Elle était du genre à régler ses comptes quand personne ne la regarde. Quand elle est sûre que ça ne ferait pas tout un réseau de ragots. Elle était toujours gentille et aimable avec tout le monde, ne régissant réellement quand elle était avec des personnes de confiance. Ce type de jeu m’amusait royalement. L’entendre se plaindre des gens qu’elle détestait me faisait rire comme quand j’étais gamin. On avait beaucoup de points en commun, comme beaucoup de dissonance. Le destin commençait à nous écarter l’un de l’autre tel un serpent. Je traquais ce vertébré, priant pour qu’il se fasse massacrer par ma propre volonté. Mais ce qui était écrit ne pouvait être effacer. Ca, je ne l’appris que bien plus tard.
Nathan s’installa progressivement dans notre maison et dans notre vie. Je n’éprouvais aucune réticence face à leur couple. Je l’aimais bien, notre docteur. Il était sympa et ne brusquait pas les choses. D’autant plus qu’il faisait rire maman et Alice semblait s’habituer à sa présence. Je savais qu’elle avait dur à oublier papa. Il n’allait pas revenir. Ca ne servait à rien de l’attendre. Je lui avais fait bien comprendre.
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Adam J. Galia
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MessageSujet: Re: Adam J. Galia   Jeu 27 Mar - 2:41

Les années suivantes furent banales. Des cours en tous genres. Des amis, des ennemis aussi. Quelques flirtes, des petites copines et des disputes. Les ragots qui volent bas, les blagues de mauvais goûts. Quelques batailles, plusieurs dents en cassées pour les autres et une douzaine d’heures de colle. Rien de bien mémorable. L’année la plus intéressante fut la cinquième, pleine de rebondissements. Il y eu une charmante Serdaigle. Notre relation ne fut pas qu’une simple amourette d’adolescence. On est resté ensemble pendant sept mois. Ma sœur était au courant que j’avais une copine. Eve la regardait parfois d’un œil mauvais. Je riais de ça. Mais je ne valais pas mieux. Alice n’allait pas rester toute une année à jouer la sainte nitouche. A mon grand déplaisir. Je suis pire qu’un papa poule. J’observais toujours d’un œil son copain, m’assurant que ce n’était pas une crapule. Une seule fois elle est sortie avec un bourreau des cœurs. J’ai tellement frappé la tronche du gamin qu’il n’attirera plus aucune jolie fille. Faut dire que j’étais sur les nerfs quand je l’ai croisé dans les couloirs. Le pauvre garçon à eu la mauvaise idée de me faire une petite allusion à ce qui se passait dans leur vie de couple.

Stupide Hobbit*« Tien, mais ne serais-ce pas notre très cher June ? Tu sais, ma sœur m’a dit que tu étais malade. Que tu ne pouvais pas te défendre tout seul. C’est dommage. Moi qui te voyais si fort… Enfin… Tu ne seras pas capable de me faire le moindre mal si je te dis que ta petite sœur à pleurer quand je l’ai faite monté au septième ciel. Hein ? »

Notre pauvre idiot avait fait l’erreur la plus grosse de sa vie. Il m’avait appelé par mon deuxième prénom qu’il avait mit au féminin et que je hais tant. Ensuite, il a évoqué ma maladie, me traitant ainsi de faible. Puis, il l’a clairement dit dans ses propos que je n’étais pas capable de faire le moindre mal à quiconque. Et pour finir, il avait mal parlé de ma sœur. En gros, il avait fait toutes les choses dont j’avais horreur en une seule fois. Ce gamin était suicidaire. Au premier abord, le petit John ne semblait pas regretter ses paroles. Je peux vous assurez qu’il a eu le temps de pleurer d’avoir dit de tels choses. Si tôt il avait eu fini sa phrase, je l’empoignais par le col, l’emmenant dans un couloir sombre. A l’abri des regards, je me suis allé à mon excès de fureur. Je frappais de toutes mes forces. Au fur et à mesure des coups, j’entendais quelques uns de ses os craquer. J’en tirais une certaine satisfaction que je ne cachais pas. Une fois que j’eu fini, je m’allumais une cigarette, le regardais de haut, toujours avec une certaine colère dans les yeux.

Petit Prince*« Pauvre con. Tu apprendras qu’on ne me parle pas comme ça. Et surtout, on ne prononce pas des mots si grossiers si le nom de ma sœur est cité dans cette même phrase. Enfin. Je suppose que maintenant, ça restera graver dans ta mémoire. Si pas, tu auras toujours ta chair pour te le rappeler. Sur ce, je te laisse. » Je m’en allais lentement mais me retournait au dernier moment. « Oh ! Et je compte sur toi pour que notre petite entrevue reste entre nous. Ok ? »

Je lui lançais un clin d’œil et partis, m’essuyant les mains recouvertes du sang de cet abrutit. Je n’avais plus vraiment de problème pulmonaire depuis quelques temps, grâce à un traitement qui semblait faire son effet. Je n’avais plus eu de crise depuis que je le prenais. Je me laissais retourner à mes occupations oubliées. Je refaisais un peu de sport. Je pouvais resté l’esprit tranquille. Mais ce n’était pas pour autant que je perdais mon sang froid à n’importe quel moment. Non. C’était plutôt rare que je m’énerve sur des gens comme je venais de le faire. Oui… C’était très rare. J’étais plus sage et plus patient. Biensûr, il m’arrivait de perdre mon calme. Mais qui ne le faisait pas ?
Etrangement, je ne revis plus l’ex petit copain de ma sœur. C’est vrai que se faire agressé dans l’école et d’être menacé pouvait perturber certaines personnes. J’aurais fait pareil à sa place. Imaginé qu’il retombe sur la personne qui lui avait fait du mal…
Un mois après cela, la bataille entre les Llewers et les Aleeners éclata dans Poudlard. Beaucoup d’élèves étaient encore présent. J’étais avec ma sœur dans le Hall. On se rendait dans la grande salle pour manger quand un élève s’était effondré à mes pieds. J’ai ouvert la bouche, me rendant compte qu’il était mort. Plus loin, devant, il y avait une femme tenant une baguette en main. Mon petit doigt me raconta que j’avais plutôt intérêt à courir très loin de cette étrangère. Je ne me fis pas prier. J’empoignais la main de ma sœur et la tirais à toute allure, dans la direction opposée où allait cette femme. J’avais toujours un peu d’arrogance, mais je savais la faire taire au moment opportun. Je n’étais pas suicidaire. Je tenais à ma vie et encore plus à celle de ma sœur. Je pense qu’elle avait eu le même éclair de génie que moi, vu qu’elle s’était mise à détallé comme un lapin. On tournait dans un couloir et je me cognais contre un homme. Je perdis l’équilibre et me retrouvait sur les fesses. Alice avait eu le temps de freiner. Elle regardait l’inconnu dans les yeux et son visage sembla se détendre. A mon tour je regardais l’étranger, toujours sur les fesses. Je le reconnu très vite. C’était un ami proche de mon père. Lui aussi un auror. On l’avait vu plusieurs fois à la maison. C’était quelqu’un de bien. Il s’appelait Niel. Il n’était pas très grand et avait les cheveux blonds. Il me tendit sa main que je prenais, m’enlevant du sol froid de l’école. Je me rapprochais d’Alice, lui tenant la main comme quand nous étions petits. L’auror nous expliqua qu’on ne devait pas rester ici. Que c’était trop dangereux pour nous, qu’on risquait d’y passer si on ne se mettait pas à l’abri.

Petit Prince*« Sympa. J’te ferais remarquer que l’école perd ses pierres les unes après les autres. Surtout qu’on a croisé une folle avec des yeux rouges. Persos, j’veux pas me retrouver face à elle encore une fois. »

Niel était surprit. Qu’est-ce que j’avais dit de si mal ? Il me prit par les épaules et me secoua légèrement.

Niel*« Vous en avez eu de la chance. Cette femme, vous ne savez pas qui elle est ? »
Petit Prince*« Pourquoi, j’devrais ? »

Il se frappa le front. Il nous parla de cette femme. Elle s’appelait Rei. Elle était dangereuse. Qu’il fallait qu’on fasse gaffe et blablabla….Pas grand-chose de très constructif. Je m’étais déjà aperçu de tout ce qu’il me disait quand je l’avais vu. Il commençait sérieusement à m’énerver. Finalement, il nous relâcha, nous indiquant la cheminée la plus proche. Ni une, ni deux, on était déjà partit pour le bureau du prof de métamorphose. Je devançais un peu Alice. On passait dans de nombreux couloir quand je reconnu un visage familier. Je m’arrêtais. Eve fit de même. A dix mètre, Yuki se battait contre dix aurors. Elle semblait ne pas avoir de problèmes. Elle s’en sortait plutôt bien en fait. Je ne m’inquiétais pas vraiment. C’est deux ombres dans son dos qui attirait mon attention. Ils allaient attaqués. Mon sang ne fit qu’un tour. Je brandissais ma baguette.

Petit Prince* « Waddiwasa. »

Une pierre vola en direction de la tête du premier gars. Il tomba au sol. Mort ou vivant ? Je ne me posais pas trop de questions.

Petit Prince*« Stupefix »

L’autre auror s’en alla rencontrer le mur non loin. Il tomba au sol, inconscient. Je le regardais avant d’avoir un sourire satisfait. J’avais aimé faire ça. Chut. Il ne fallait pas le dire. Secret. Yuki se retourna vers moi, les autres aurors au sol. Je ne lui laissais pas le temps d’en placer une.

Petit Prince*« Comme ça, tu m’en dois une !»

Une clin d’œil et je m’en allais. Je voyais Alice choqué. Je venais de casser une image qu’elle avait de moi. J’haussais évasivement les épaules. Je n’avais pas vraiment pensé à mes actes. J’avais vu quelqu’un agir en lâche. Mon corps avait, en quelques sortes, devancer mon cerveau. Je tournais le dos à Yuki, retournant à la recherche de ce foutu bureau.

Je ne savais pas ce qui s’était passé par la suite. J’avais un très mauvais pressentiment. Ca me rendait malade. Alice et moi étions rentrés en quatrième vitesse chez nous. J’attendais d’avoir la gazette des sorciers en mains pour savoir ce qui c’était passé. Les nouvelles n’allaient pas être roses. Nathan avait beaucoup de travail. Trop de boulot. Il n’avait pas passé le seuil de la porte depuis plusieurs jours, s’acharnant sur les blessés, laissant les morts à leur place. L’attente était insupportable. Eve s’était muté dans un silence pesant. Elle ne voulait plus me voir. J’avais fait quelque chose qu’elle n’aurait jamais imaginé. J’avais aidé l’ennemi. J’avais été du camp des méchants. Ceux qui attaquaient sans raison valable. Je n’étais plus l’aurore bienveillant des contes de mon père. J’avais changé. Alice ne l’avait pas accepté.
Je reçu le journal un lundi. Il neigeait dehors. L’oiseau avait eu du mal à arriver. Son retard avait réduit mes nerfs en cendres. Si bien que je m’étais complètement jeté sur le hibou. Le pauvre avait eu peur et j’eu du lui courir après dans la maison pendant plusieurs minutes. Une fois le papier en main, je m’assis au sol et l’ouvrit en vitesse. Je voulais savoir. Non. Je devais savoir. Je passais les détails sans importance, m’attardant sur ce qui était vraiment capital. Plusieurs morts… Gna gna gna… Pas mal de blessés… Poudlard détruit…
Je me souviens avoir fait un bond de cinquante mètres –au moins. La nouvelle m’avait tant surprit que je dus relire plusieurs fois le passage. Les dégâts étaient trop importants. L’école n’était plus utilisable, sauf pour les fous suicidaires. Chose que je n’étais bien évidemment pas. Le ministre de la magie ne savait pas si Poudlard allait être rouvert… En attendant, je me retrouvais sans école. Il était hors de question que j’aille à Durmstrang ! J’avais passé cinq années dans le bâtiment écossaise. Je n’irais pas voir chez les grecs s’ils en avaient une. Non. Je resterais ici, en Irlande. Tant pis si je ne finissais pas mes études. J’avais prit ma décision et c’était ainsi. Plus rien ne pourrait me faire revenir sur mes paroles. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé pour les autres. Ma mère m’avait expliqué que je devais continuer mes études. Je suis partit en rogne. Petit Prince que j’étais n’acceptait pas le refus. Frustré, je partis dans ma chambre. Alice y était, allongée, yeux clos sur son lit. Je dus faire un peu trop de bruit puisqu’elle se releva et me poignarda de son regard. Ma venue ne lui plaisait pas. Je n’en avais rien à faire. Cette pièce était aussi ma chambre, j’avais le droit d’y être.

Wonderland*« Ca n’va pas ? »

Question sans attaque. Juste une demande. Elle était légèrement curieuse. Mon visage fermé l’intriguait. Je la comprenais. J’aurais fait pareil.

Petit Prince*« Si, j’vais trèèès bien. J’aurais ce que je veux, ce n’est pas grave. »
Wonderland*« Et que désires-tu, Ô grand prince ? »

Je rigolais. Si seulement elle aurait pu répondre à toutes mes attentes avec cette voix. Ce n’était pas comme ça. Nous n’étions plus dans le monde des fées et des chevaliers. Je m’assis en face d’elle, m’apprêtant à une confrontation que je sentais imminente. On devait mettre les choses au clair, des détails qui étaient trop longtemps restés dans l’ombre.

Petit Prince*« Ce que je désire ? Tu sais bien que je suis un prince capricieux. Je ne suis pas encore roi. Je ne peux pas avoir tout ce que je veux. Ca me rend malade, m’écœure. Je serais près à faire beaucoup de chose pour avoir toutes mes envies accomplies. Mais pas n’importe quoi. » Je la faisais taire d’un geste. Elle n’avait pas à parler, ou je m’arrêterais. Ses idées, elles seront pour plus tard. « Je veux beaucoup. Beaucoup trop pour que le Seigneur ne puisse me l’accorder. J’aimerais être dans notre école, là où nous riions encore. Sans que quiconque ne vienne. Qu’on nous laisse là-bas, toi et moi, tout seul. Je voudrais retourner dans notre maison de chair, là ou nous étions unis, ou rien ne nous atteignait. Là où nous étions fragiles et protégés du Monde, de ce qui nous attaque aujourd’hui. Je souhaite ne jamais être né, ne pas avoir connu les hommes, ni les femme, rien. Ne connaître que toi. J’aimerais revenir au temps où nous étions gamins. Quand j’allais bien, que je courais partout, sans m’effondrer. A cette époque, je pouvais encore te protégé. Tu étais si faible et si belle. Tu étais mon diamant, mon unique diamant. Personne ne t’approchait parce que j’étais toujours là. Un bon chien de garde. Je grognais contre les intrus, j’attaquais les plus courageux et les plus fou. Je ne prenais jamais là vie. Tu étais toujours là pour m’en empêcher. Mon unique camisole, c’était toi. Je faisais tout pour toi. Tu aurais pu me demander la Lune, je serais allé te la chercher. Je ne sais pas comment j’aurais fait, mais je te l’aurais ramené. Tu étais ma maîtresse, tu l’es toujours. Je voudrais tant te dire « yes master » encore une fois. Rien qu’une fois. Juste pour te faire plaisir. Ainsi, de cette manière, je serais moi-même heureux. Car ce qui te rend heureuse et belle, me fait plaisir. C’est la seule raison pour laquelle je ne me rebelle pas contre ce Monde de pourritures ambulantes. Hélas, je sais que ce ne sera plus comme avant. Jamais. C’est fini le temps où nous gambadions, insouciant de ce qui nous entourait. On est devenu grand. Toi, à ton rythme. Moi, un peu plus vite. Et maintenant, on en est là à se battre, à se chamailler. Parce qu’on est trop différent. Nous n’avons pas prit les mêmes chemins. C’est comme ça. J’aurais pu te suivre, mais se serait me mentir. Je ne suis plus le petit Adam. Je suis grand. J’ai changé. Tu le sais. Je le sais. On le sait. Ce n’est pas de ta faute, ça tu dois le savoir. C’est la mienne. J’en suis l’unique responsable. C’est moi qui ai fait ce choix. Point. Ca s’arrête là. Alors dit. Demande quelque chose. En souvenir de notre enfance. Ordonne. J’obéirai. »
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Adam J. Galia
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MessageSujet: Re: Adam J. Galia   Jeu 27 Mar - 4:35

A ce moment, j’ai prié, comme je le faisais à chaque fois que ça n’allait pas, ou même quand ça allait. Je touchais le crucifix en argent qui pendait à mon coup et j’ai prié. J’ai imploré Dieu. Je ne pouvais plus faire marche arrière. J’avais personnellement prit cette décision. Je devais en assumer les conséquences. Mais je ne pouvais pas le faire seul. Pas maintenant. Je n’avais jamais été livré à moi-même. Il me fallait du temps pour changer. Juste un tout petit peu. Quelques minutes, voir quelques secondes. Alors, durant cet instant qui passa, j’ai imploré le Seigneur. Pas à genou. Assis, les yeux clos.

Wonderland*« Ada’… Je ne sais pas… Il faut toujours qu’on te dise quelque chose. Tu… Non. C’est faux. Tu es capable de faire des choix. Moi aussi. » Elle soupira. « T’es franchement chiant. Je ne sais pas moi. Tu me demandes de décider à ta place. Mais bordel ! T’es assez grand pour le faire. »

Je l’arrêtais dans ses paroles. Mon doigt était pointé dans sa direction. J’avais le regard d’un loup.

Petit Prince*« Je sais que je suis assez grand. Merci ! J’suis plus le petit gamin. N’évite pas le sujet. Je te laisse faire un choix. Parce que moi, je n’en ai pas de particulier. Tu ce que tu me demandes, je l’accepterai. »

Wonderland*«Tsss. Ecoutes. Moi, je vais à Beauxbâtons. Je ne veux pas gâcher une année de ma vie. S’il te plait, fait comme moi. Va à Durmstrang. Ne reste pas ici à attendre quelque chose qui n’arrivera jamais. Poudlard est mort. Elle ne reviendra pas à la vie. Ensuite, tu fais ce que tu veux… Ce que tu as fait, dans les couloirs… Je n’arrive pas à comprendre pourquoi… Tu voulais devenir auror quand tu étais petit. Tu te souviens ? Alors pourquoi ? Je ne te reconnais plus petit frère. Comme tu le dis, tu as changé. Je ne reconnais plus mon frère tant aimé. Je veux devenir auror, comme papa. Pour préserver sa mémoire. »

Elle respira un moment, regarda par la fenêtre. Il neigeait dehors. Plusieurs enfants faisaient des batailles de boules de neiges où des bonhommes fais de l’eau condensée. Nous aussi on jouait dehors quand il faisait ce temps. On attaquait les autres. On était les meilleurs.

Wonderland*« Tu as demandé que je t’ordonne. Alors soit. Je t’ordonne de ne plus m’adresser la parole. Je ne veux plus te voir. A partir d’aujourd’hui, on ne va plus passer de temps ensemble. Tu vas sortir de ma vie. Tu vas continuer tes études, tu vas les réussir et tu vas vivre ta vie. Loin de la mienne. Nous ne sommes plus frère et sœur. C’est fini. Les jumeaux sont morts. On coupe le cordon. Va t’en. Sors de cette pièce. C’est fini »

Je la regardais dans les yeux. Elle se retenait de pleurer. Je le voyais. Elle avait trop de fierté. Alice ne se confierait plus jamais à moi. Les inséparables étaient morts. Le bloc enfuit en moi éclata. Je me levais de ma place, me dirigeant vers la porte. Je l’ouvris. Mais avant de sortir je me retournais vers elle.

Petit Prince*« Ok. Si c’est ce que tu veux, Alice. Bonne nuit. »

Je lui adressais un sourire comme quand on était petit. Le dernier qu’elle verrait. Le dernier que je ferais. Je fermais la porte. Elle lança un truc dessus. Elle était en colère, comme moi. Elle se défoulait, j’allais en faire autant dans une autre pièce. C’était un acte irréversible. On ne pouvait plus faire marche arrière. Ca m’enrageait. Je l’avais prévu. Dès mes premiers jours, je l’avais vu. Je l’avais deviné. Je ne m’étais pas trompé. Mes poings frappaient avec violence le mur du couloir. Je tentais de faire taire tout qui était en moi. J’avais un flot d’émotions me traversant les entrailles. Je devais le faire sortir mais je ne savais pas comment. Je m’effondrais au sol, les larmes dans les yeux. Mon cœur était en ruine. Détruit.

Comme promit, je passais ma sixième année à Durmstrang. J’avais de bonnes notes. Un élève modèle. Je reprenais doucement ma vie, tentant d’oublié du mieux possible ma sœur. Ce n’était pas facile. Je me rendais compte que j’avais besoin d’aider certaines personnes. J’aimais servir quelqu’un juste pour le plaisir. Je ne m’en étais jamais rendu compte. Mais à présent que je n’avais plus personne à protéger, ma vie me semblait morose. Je voyais noir. J’étais noir. Puis, vint la lettre de Lowarts. Une libération. J’avais embrassé la personne à côté de moi –à mon grand malheur, c’était le prof de potion. Je quittais l’école du Nord pour de bon. Je rentrais en mère patrie.



I. ÉTAT CIVIL.

  • Nom : Galia
  • Prénom(s) : Adam Jun
  • Surnom(s) : Petit Prince, Kiel, Ada’
  • Âge : 17ans
  • Date et Lieu de Naissance : Adam est né le 09 Juillet en Irlande
  • Année Scolaire : Septième
  • Sexe : Masculin
  • Orientation Sexuelle : Hétéro
  • Baguette : 25,7 centimètres, bois de peuplier noir, deux ailes de fée.
  • Sang : Adam est un sang mêlé. Son père était un sorcier et sa mère n’était qu’une moldue qui a eu la chance d’aller à Poudlard. Comme quoi, l’amour rend aveugle <3


II. EXAMEN SCOLAIRE : BUSES.

BUSES :

  • Astronomie : A
  • Arithmancie : D
  • Botanique : E
  • Défense contre les Forces du Mal : E
  • Histoire de la magie : D
  • Métamorphose : E
  • Magie noire, théorie : O
  • Magie noire, pratique : O
  • Potions : E
  • Soins aux Créatures Magiques : E
  • Sortilèges : O


II. VERITASERUM.

  • Prénom :Sarah
  • Âge : 16 years old
  • Comment avez vous connu le forum ? Par la pub sur H*
  • Comment trouvez vous le design du forum ?
  • Comment trouvez vous l'intrigue du forum ? L’image principale me fait peur x)
  • Notez votre présence sur 7 : [6/7]
  • Exemple de RP :
    Spoiler:
     
  • Code du Règlement :
    Spoiler:
     


I Want To Be a Prefet: Argumenter à 2h30 du mat’ c’est pas mon fort, mais on va faire avec x] Adam voudrait devenir préfet parce qu’il aime bien aider les gens. Il voit ça comme une nécessité chez lui. Il a toujours été aux petits soins avec sa sœur. Et comme il en l’a plus dans les pattes, il aimerait voir si il peut être un bon préfet. Mais comme il n’est pas un grand adepte des règlements, il ne sera pas l’exemple à suivre. Sauf que s’il prend quelqu’un en train de faire une bourde, il prendra un grand plaisir à aller le dénoncer. Un peu contradictoire, certes… Il ne faut pas se fier qu’à ça. C’est un élève sérieux. S’il doit faire un truc, il ne se laissera pas distraire par quelque chose. Si jamais c’était le cas (ça arrive à tout le monde, l’erreur est humaine) il en prendrait la totale responsabilités. Il est un peu têtu, mais il peut reconnaître quand il a tord (et comme il n’a presque jamais tord…)
Pour moi, bhâ, j’aimerais voir à quoi ça ressemble. Puis ça offre pas mal de possibilités pour élargir le RP comme ça. Puis, un préfet, il ne doit pas être parfait non plus. Sinon, ça ne serait pas drôle. J’le vois bien marchander avec des élèves pour leur éviter des punitions…
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Adam J. Galia
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